2015-09-30

2015-09-24


Have you seen them ?
Queers or what ?
At home they can do whatever they want
but walking around holding hands, this is to much!
Wherever I look there are some fags!
They make me sick!

Stop with hate speech
Seriously? You want to look like her?

2015-09-21

Je donne cinquante mille francs aux pauvres. Je désire être porté au cimetière dans leur corbillard. Je refuse l’oraison de toutes les églises ; je demande une prière à toutes les âmes. Je crois en Dieu. 

I leave 50,000 francs to the poor. I want to be buried in their hearse. I refuse orations of all churches. I beg a prayer to all souls. I believe in God.

Victor Hugo

2015-09-20

School for Barbarians

Erika Mann 
School for Barbarians, Education Under the Nazis, Modern Age Books, New York, N.Y., 1938 
Zehn Millionen Kinder, Die Erziehung der Jugend im Dritten Reich, Querido Verlag, Amsterdam, 1938 
Dix millions d'enfants nazis, Tallandier, Paris, 1988

A la recherche de Carson Mc Cullers

Retour à Nayack, A la recherche de Carson Mc Cullers, 
Jacques Tournier, Calmann-Levy, 2001

13th floor

The Thirteenth Floor (Passé virtuel), Josef Rusnak, 1999
Simulacron-3, Daniel F. Galouye, 1964

2015-09-17


Warum ist es so kalt ?


Martin Heim 
Erika Mann's 'Pfeffermühle' auf den Spuren des legendären Exilkabaretts 1933-1937

2015-09-13

Le reportage qui a ouvert les yeux des Américains sur l’Holocauste



Le reportage qui a ouvert les yeux des Américains sur l’Holocauste
Repéré par Mathieu Dejean 
23.07.2014
http://www.slate.fr/story/90209/reportage-americains-holocauste

L'extermination systématique des Juifs d'Europe par l'Allemagne nazie a commencé il y a tout juste soixante-douze ans. Le 22 juillet 1942, un premier convoi partait du ghetto de Varsovie en direction des camps de concentration. On ignore combien de Juifs ont été déportés ce jour-là, mais, six mois plus tard, il n'y avait plus que 50.000 habitants dans le ghetto qui en comptait 550.000 à l'origine.
Le 22 décembre 1942, The New Republic publiait un reportage de Varian Fry sur les camps de la mort, qui dévoilait l'Holocauste aux yeux de l'Occident et que le journal vient de ressortir de ses archives. Intitulé «Le massacre des Juifs», l'article expose minutieusement les horreurs perpétrées contre les Juifs d'Europe, et accuse le pouvoir nazi, Adolf Hitler et Joseph Goebbels. Le récit a clairement vocation à sensibiliser l'opinion publique américaine sur le sort des Juifs en Europe, en rapportant «la plus effroyable image de crime de masse dans toute l'histoire de l'humanité».
Les premières lignes de son reportage en témoignent:
«Il y a des choses si horribles que les hommes et les femmes honnêtes les trouvent impossible à croire, si monstrueuses que le monde civilisé recule, incrédule, devant elles. Les récentes informations sur l'extermination systématique des Juifs dans l'Europe nazie sont de cet ordre.»
Dans son passage le plus accablant, le reportage de Varian Fry décrit les méthodes de torture et de meurtre utilisées par les nazis. C'est la première fois que les Américains entendent parler de wagons à bestiaux, de camps de la mort et d'extermination systématique :
«Il y a la famine: les Juifs, partout en Europe, ne reçoivent qu'un tiers ou un quart des rations auxquelles les non-Juifs ont droit. Une mort lente en est la conséquence inévitable.
Il y a la déportation: des Juifs, par centaines de milliers, ont été entassés dans des wagons à bestiaux, sans nourriture, eau ni sanitaires, et transportés sur toute la largeur de l'Europe. Quand les wagons arrivent à destination, à peu près un tiers des passagers sont déjà morts.
Il y a les centres d'extermination, où les Juifs sont éliminés par gaz toxique ou par électrocution.
Il y a des camions spécialement construits dans lesquels les Juifs sont asphyxiés par le monoxyde de carbone des gaz d'échappement, sur la route qui mène aux fosses communes.
Il y a les mines, dans lesquelles ils sont exploités jusqu'à la mort, ou empoisonnés par des émanations toxiques de métal.
Il y a les brûlés vifs, dans les fours crématoires, ou dans les bâtiments volontairement incendiés.
Il y a la méthode qui consiste à injecter des bulles d'air dans le sang: c'est économique, propre et efficace, causant la formation de caillots de sang, des embolies et la mort en quelques heures.
Et il y a le bon vieux système consistant à aligner les victimes, très souvent nues, et à les abattre à la mitraillette, de préférence à côté des tombes qu'elles ont elles-mêmes été forcées de creuser. Cela fait gagner du temps, du travail et des transports.»
Varian Fry, journaliste engagé dans la lutte antifasciste, a été fait chevalier de la Légion d'honneur par la France peu avant sa mort en 1967, pour avoir aidé entre 2.000 et 4.000 Juifs et militants antinazis à fuir l'Europe et le régime de Vichy depuis Marseille entre 1940 et 1942.

http://www.slate.fr/story/90209/reportage-americains-holocauste

Texte intégral en français dans : Varian Fry, Livrer sur demande..., traduit de l'anglais par Edith Ochs, Agone, 2008, p. 287-297


The Article That Told the World About the Holocaust
Varian Fry's landmark report, "The Massacre of the Jews"
By Hillary Kelly
JULY 22, 2014
http://www.newrepublic.com/article/118800/first-american-report-holocaust
http://fr.scribd.com/doc/234772665/The-Massacre-of-the-Jews

On July 22, 1942-seventy-two years ago to this day-the first inhabitants of the Warsaw Ghetto were placed in rail cars and deported to Nazi concentration camps. Accounts of exact numbers vary, but less than six months later, the ghetto held only approximately 50,000 of the original 550,000 Jews. The rest had been deported. Most had died or would soon die in Treblinka, at the hands of the Nazis.
Five months after those deportations began, on December 22, 1942, The New Republic published one of the very first accounts of the Holocaust that would reach Western eyes. Aptly titled "The Massacre of the Jews," the piece laid out in minute detail the horrors being perpetrated against the Jews of Europe and indicted the Nazi government, Adolf Hitler, and Joseph Goebbels. Varian Fry's account was unflinching in its honesty and pointedly crafted to alert Americans to "the most appalling picture of mass murder in all of human history." He began:
There are some things so horrible that decent men and women find them impossible to believe, so monstrous that the civilized world recoils incredulous before them. The recent reports of the systematic extermination of the Jews in Nazi Europe are of this order.
Fry goes on to provide concrete numbers of Jews who have been deported or fled their home countries. And in what may be the most damning paragraph of the piece, he outlines the exact methods the Nazis were using to torture and murder the Jews. His reports would be the first that most Americans would hear of cattle cars, death camps, and systematic extermination.
There is starvation: Jews all over Europe are kept on rations often only one-third or one-fourth what is allowed to non-Jews. Slow death is the inevitable consequence. There is deportation: Jews by the hundreds of thousands have been packed into cattle cars, without food, water or sanitary conveniences of any sort, and shipped the whole breadth of Europe. When the cars arrive at their destination, about a third of the passengers are already dead. There are the extermination centers, where Jews are destroyed by posion gas or electricity. There are specially constructed trucks, in which Jews are asphyxiated by carbon monoxide from the exhausts, on their way to burial trenches. There are the mines, in which they are worked to death, or poisoned by fumes of metals. There is burning alive, in crematoria, or buildings deliberately set on fire. There is the method of injecting air-bubbles into the blood stream: it is cheap, clean and efficient, producing clots, embolisms and death within a few hours. And there is the good old-fashioned system of standing the victims up, very often naked, and machine-gunning them, preferably beside the graves they themselves have been forced to dig. It saves time, labor and transportation.

http://www.newrepublic.com/article/118800/first-american-report-holocaust
http://fr.scribd.com/doc/234772665/The-Massacre-of-the-Jews

2015-09-06

Air Bel


Villa Air Bel 1940
http://villaairbel1940.fr/

Même la villa Air-Bel n'est plus ce quelle était : elle est devenue étrangement silencieuse et compassée. Après le départ d'André [Breton] pour la Martinique, j'ai pris sa chambre au premier. Il reste encore quelques uns de ses curieux collages en papier coloré sur le côté de l'embrasure de la fenêtre et sur l'une des portes ; et quelques uns de ses coquillages et de ses papillons sur la cheminée. Mais c'est tout ce qui reste de lui, ça et le souvenir de son rire. Les surréalistes viendront encore un peu à la villa, mais ils semblent avoir perdu leur chef ; et, après un certain temps de malaise, ils repartent. Les jours des jeux et des concours de dessin sont finis. Parfois, dans cette vieille maison qui a l'allure d'une grange, j'ai l'impression d'habiter dans un tableau de Jacques Louis David.
Varian Fry, Livrer sur demande..., traduit de l'anglais par Edith Ochs, Agone, 2008

Even the Villa Air-Bel was no longer what it had been: it was strangely solemn and silent now. After he left for Martinique, I moved up to Andre's room on the top floor. There were still some of his queer colored-paper cutouts on the sides of the window recess and the inside of one of the doors, and a few of his shells and butterflies on the mantel. But that was all that was left of him, that, and the memory of his laughter. The Surrealists came up to the house a few more times, but they seemed lost without their leader, and, after a few awkward hours, they went away again. The days of the games and drawing competitions were over. Sometimes, in that barnlike old house, I felt as though I were living in a painting by Louis David.
Varian Fry, Surrender on demand, 1945