2014-01-30

La Fraternité des Peuples


La Fraternité des Peuples
Jules Dalou, 1883
Haut-relief en plâtre
Salle des mariages
Mairie du 10ème arrondissement de Paris
French parents boycott schools over 'gender theory' scare

Text by Joseph BAMAT
Latest update : 2014-01-30
French Education Minister Vincent Peillon [...] threatened Wednesday to sanction parents who pull their children from school after a wave of absenteeism sparked by a rumour about sex education that could become a new ideological battleground.
Thousands of parents in France received a text message on their mobile telephones last week urging them to keep their children from school on Monday. The collective action was to protest against an alleged new development in French primary schools: the attempt to teach students that "they are not born as boys or girls, but can choose to become one or the other."
The grassroots campaign opposing the teaching of "gender theory" in French schools asked parents to go further by taking their kids out of school one day every month. It recommended this be done with no prior warning to teachers.
The message also alerted parents that sexual education will invade kindergarten classes "with practical examples" when the new school year starts in September.
The impact of the message, also relayed on online social networks, was limited in scope but nonetheless significant. Around 100 primary schools - out of a total of 48,000 in France - reported absent pupils in relation to the boycott, according to the education ministry.
Reactions from authorities and schools also came swiftly. On Wednesday, French Education Minister Vincent Peillon ordered principals across the country to summon any parent keeping their child from school in order to dispel the rumour and remind the adults that school is compulsory.
"The national school system is in no way teaching gender theory. It teaches equality from all points of view, and in particular, equality between women and men," Peillon said.
Sylvie Fromentelle, vice president of the FCPE, France's largest parent-teacher association, also rushed to calm fears. "They are trying to scare parents by telling them that [schools] are trying to challenge the biological basis of sexual identity," she said in a note to group members, adding that gender theory did not exist within the social sciences or within French schools.
Familiar face, new agenda
However, many French leaders and rights advocates were quick to point out that the gender theory rumour was no simple mishap. They say it is part of a calculated campaign by conservative figures - some with ties to far-right groups - to oppose a new gender equality curriculum.
The so-called "ABCs of equality" programme was introduced in some 600 primary school classes this year, and some French conservatives are outraged that it teaches tolerance of same-sex couples.
The Initiative To Pull Students From School, which has its own website, was launched by novelist and filmmaker Farida Belghoul.
As a youth in the early 1980s, Belghoul, who is of Algerian background, was a leading figure in a prominent movement against racial and sexual discrimination in France. But Belghoul has now surprised many former admirers by publicly supporting controversial writer and commentator Alain Soral.
A former party officer in France's far-right National Front, Soral regularly rages against feminists and homosexuals, and has been found guilty of anti-Semitic speech in the past.
He also has ties to anti-Semitic comic Dieudonné, whose shows were banned in at least four French cities this month.
Battling the 'ABCs of equality'
Belghoul's school-skipping move has also received the support of ultra-conservative Catholic groups, like the French Spring and Civitas, which helped organise the massive anti-gay marriage protests in France last year.
At the time both those groups were asked to keep their distance from the official marches because their positions were considered too radical.
While Belghoul has carefully avoided directly challenging the "ABCs" programme - she never mentions it by name, instead raging against gender theory - groups like Civitas are not pulling punches.
For the strict traditionalists, the underlying concern is presenting homosexuality to young students as normal. After unsuccessfully fighting to safeguard the institution of marriage from same-sex couples, schools have become their new front.
Civitas called minister Peillon a liar on Wednesday as it endorsed Belghoul. "Thanks to Farida Belghoul numerous parents have been alerted about an unnatural and perverse ideology that is being taught as early as pre-school under the guise of equality and 'the fight against homophobia'," the group said.
It decried the alleged use of a book called "I have two dads that love each other", among others, suggested for "ABCs" lesson plans.
France's Socialist government and its allies have defended the programme in the wake of the scandal. "Above else, it is aimed at teaching that boys and girls are equal, with the ultimate goal of combating sexual discrimination," the FCPE's Fromentelle said.
Peillon and teachers will be carefully scrutinising roll call lists next Monday, hoping school attendance levels will be back to normal.
While gay marriage was legalised in France last year, the magnitude of the anti-gay marriage movement caught everyone by surprise. A new ideology-fuelled storm may be on the horizon.
Date created : 2014-01-29

Cinq intox sur la "théorie du genre"

Cinq intox sur la "théorie du genre"
Le Monde.fr | 28.01.2014 à 15h49 • Mis à jour le 29.01.2014 à 17h29 |
Par Samuel Laurent et Jonathan Parienté

C'est le dernier "coup" des opposants à la supposée "théorie" du genre : suivant les recommandations de Farida Belghoul, ancienne figure de la lutte des "Beurs" des années 1980, devenue proche du militant d'extrême droite Alain Soral, des dizaines de parents ont retiré, lundi 27 janvier, leurs enfants de l'école pour protester contre "l'enseignement obligatoire de la théorie du genre" dès la primaire.

Une vaste opération d'intox, qui repose sur des fantasmes de plus en plus répandus.

Première intox : il existerait une "idéologie du gender" pour imposer de force "une société basée sur les orientations sexuelles qui deviennent le fondement du droit et de l'égalité"

C'est la première escroquerie des anti-"gender" : ils postulent qu'il existe une "idéologie" du "gender", une sorte de théorie philosophique et politique, voire d'agenda précis qui serait suivi par les tenants de ce "courant", avec un but à atteindre.

Or, c'est tout simplement faux. Les anti ont réussi assez brillamment à amalgamer deux notions très différentes. Il y a d'un côté les "gender studies", issues des Etats-Unis, qui sont un paradigme universitaire : dans les années 1960 et 1970, plusieurs chercheurs ont étudié les raisons des inégalités hommes-femmes, dont ils ont fait un matériau d'études. En réalité, ces "gender studies" se traduisent par "études sur le genre", et sont donc une discipline universitaire, en aucun cas une idéologie ou une théorie politique. D'autant qu'au sein de ce courant universitaire les oppositions sont vives.

D'un autre côté se trouve la politique de lutte contre les inégalités hommes-femmes que mène le gouvernement, et que menaient déjà ses prédécesseurs. Cette politique passe par une sensibilisation à la question des inégalités et des "rôles" sociaux de l'homme et de la femme, notamment à l'école.

Sur le fond, l'éducation nationale a peu à peu intégré des questions de société et une forme de sensibilisation, que ce soit à l'écologie, au racisme ou aux dangers des drogues. La nouveauté provient de l'intégration des questions de discrimination sexuelle et d'égalité homme-femme, avec les "ABCD de l'égalité".

Deuxième intox : l'enseignement de la "théorie du genre" devient obligatoire

Ce climat d'hystérie autour des questions d'égalité hommes-femmes ou de lutte contre l'homophobie débouche sur des phénomènes assez dramatiques, comme cette vague de SMS appelant les parents à retirer leurs enfants des écoles un jour donné pour dénoncer cet "enseignement obligatoire" du "genre".

Derrière ces rumeurs, on trouve l'extrême droite. Plus précisément, des militants proches de l'extrême droite qui ont monté un "jour de retrait de l'école", assurant que "l'Etat, sous couvert de lutter contre l'homophobie, introduit à notre insu la théorie du genre à l'école : homosexualité, bisexualité et transsexualité entrent dans tous les programmes scolaires".

L'enseignement de l'égalité hommes-femmes est prévu par la loi depuis 1989 et l'article L. 121-1 du code de l'éducation : "Les écoles, les collèges, les lycées et les établissements d'enseignement supérieur [...] contribuent à favoriser la mixité et l'égalité entre les hommes et les femmes, notamment en matière d'orientation. [...] Ils assurent une formation à la connaissance et au respect des droits de la personne ainsi qu'à la compréhension des situations concrètes qui y portent atteinte. [...] Les écoles, les collèges et les lycées assurent une mission d'information sur les violences et une éducation à la sexualité."

La politique d'éducation à l'égalité entre hommes et femmes est d'ailleurs un objectif européen, puisque l'Union européenne a fait de l'égalité hommes-femmes un principe fondamental. Elle demande donc aux Etats membres de transcrire ce principe par des actions diverses, et notamment de sensibilisation à l'école. Le gouvernement a poursuivi cette politique en évoquant la lutte contre les "stéréotypes" sur les hommes et les femmes.

Il s'agit donc de quelques activités pédagogiques destinées à sensibiliser à la non-discrimination des homosexuels et à l'égalité entre les sexes. En aucun cas de l'enseignement d'une "théorie du genre". De même, évoquer les "stéréotypes de genre" signifie expliquer aux enfants les clichés liés au genre, par exemple celui de la femme à la maison et cantonnée aux tâches ménagères. Il ne s'agit évidemment pas de "déguiser les petits garçons en filles", comme on le lit chez les anti-"gender". La convention interministérielle de 2013 est d'ailleurs assez proche de celle qui avait cours depuis 2006, et qui n'était donc pas le fruit du travail du gouvernement actuel. 

Troisième intox : un document distribué en primaire enseigne la "théorie du genre"

Pour mettre en place son programme de sensibilisation, l'Education nationale a distribué dix séquences pédagogiques, adaptables de la grande section de maternelle au CM2, expérimentés dans plus de 600 classes de 275 écoles.

Evidemment, pour les "anti-gender", ce document est un "cheval de Troie". "Au nom de l'égalité, on veut traquer et chasser chez nos enfants, dès l'âge de 5 ans, tout comportement typiquement féminin ou masculin", dénonce Vigi Gender, le site qu'ils ont mis en place. Un tract de La Manif pour tous fustigeait "cette vision idéologique, dans la droite ligne des concepts gender. Elle revient à nier notre réalité biologique et culturelle et à déconstruire les repères élémentaires de nos enfants. Sous couvert de lutte pour l'égalité, c'est l'indifférenciation entre garçons et filles qui se profile !".

Il suffit pourtant de lire le site de l'ABCD, et particulièrement les outils pédagogiques mis à disposition des enseignants, pour constater qu'il n'y a pas là de quoi hurler au scandale – à moins de considérer que l'égalité entre femmes et hommes n'a pas sa place à l'école. Les activités proposées pour combattre les stéréotypes consistent en leur déconstruction : il n'y a pas des sports de filles et des sports de garçon, analyses d'œuvres d'art qui illustrent les différences de mode au travers des époques, etc.

 Quatrième intox : la masturbation serait encouragée dès la maternelle

C'est l'un des derniers angles d'attaque des contempteurs de la supposée "théorie du genre" : l'Organisation mondiale de la santé (OMS) enjoindrait aux écoles et crèches d'"encourager la masturbation enfantine". Pis, le document serait "un abrégé de corruption de mineurs inspiré par la théorie du genre".

Ce rapport a été rédigé, à partir de 2008, par une vingtaine d'experts sous l'égide du ministère de la santé et de la politique sociale espagnol et du bureau européen de l'OMS. Il a été publié il y a plus de trois ans… mais n'a été popularisé que ces dernières semaines à la faveur de sa traduction en français par une institution suisse. 

Selon ce document, l'éducation sexuelle informelle n'est pas suffisante pour garantir un niveau satisfaisant de santé sexuelle et ce afin que les individus puissent se "comporter en connaissance de cause, non seulement envers eux-mêmes, mais aussi envers la société". Il rappelle l'état des connaissances sur le développement de la sexualité aux différents âges de l'enfant et appelle, justement, à différencier les discours à ses différents stades du développement :

"Lorsque l'on parle de comportements sexuels des enfants et des jeunes, il est primordial de garder à l'esprit que la sexualité des enfants est différente de celle des adultes et qu'il est faux d'analyser les comportements sexuels des enfants et des jeunes du point de vue de la sexualité des adultes. Les adultes donnent une signification sexuelle à certains comportements sur la base de leurs expériences d'adultes et trouvent parfois difficile de voir les choses du point de vue des enfants. Or, il est essentiel d'adopter ce point de vue."

Aussi dressent-ils une liste de "standards" pour "promouvoir la santé sexuelle et à développer ou adapter des programmes d'éducation sexuelle à différents niveaux de développement et de formation". Dans ce document de 70 pages, il y a six occurrences du terme "masturbation". Il n'est à aucun moment question "d'encourager" les enfants à se masturber. En revanche, les auteurs du rapport rappellent qu'une forme d'autosexualité existe dès le plus jeune âge et qu'il conviendrait d'en informer les enfants qui en font la demande.

Rappelons enfin que dans sa version en vigueur depuis 2004, le code de l'éducation indique qu'"une information et une éducation à la sexualité sont dispensées dans les écoles, les collèges et les lycées à raison d'au moins trois séances annuelles et par groupes d'âge homogènes". 

Cinquième intox : le gouvernement voudrait interdire l'enseignement à domicile

Hystérie, approximations, alerte permanente au "totalitarisme" et à la "dictature", les "anti-gender" instaurent un climat dans lequel il est difficile de distinguer le vrai au milieu des outrances. Dernier cas en date : la prétendue volonté du gouvernement d'interdire l'enseignement à domicile. "La théorie du gender sera imposée à tous, quitte à interdire l'école à la maison", pouvait-on lire sur des sites proches du mouvement. L'information s'est évidemment très vite répandue.

Or, ici encore, on est dans la confusion complète et savamment entretenue. Les "anti" ne précisent en général jamais que le texte dont ils parlent n'est pas un projet de loi, mais une proposition. En clair, il n'émane pas du gouvernement, mais des parlementaires. Et, en l'espèce, il ne vient pas de parlementaires de gauche supposés vendus au "gender", mais des sénateurs UMP Hugues Portelli, Christian Cambon, Jacques Gautier, Hélène Masson-Maret, Michel Houel, Colette Mélot et Louis Pinton.

Leur idée est de limiter les possibilités d'enseignement à domicile pour éviter "une désocialisation volontaire, destinée à soumettre l'enfant, particulièrement vulnérable, à un conditionnement psychique, idéologique ou religieux". Ils demandent qu'une scolarisation à domicile soit validée par un médecin agréé qui reconnaisse de réelles difficultés pour l'enfant à être scolarisé. 

Cette proposition n'est donc pas une mesure que le gouvernement s'apprêterait à prendre : il s'agit d'une initiative parlementaire, issue des rangs de l'opposition de droite au Sénat, et qui n'a que peu de chances de devenir réalité dans l'immédiat.

Najat Vallaud-Belkacem scandalisée par les propos de Jean-François Copé sur la "Journée de retrait de l'école"
Publié par Maëlle Le Corre

Jean-François Copé condamne l'appel au boycott... mais comprend l'inquiétude des familles sur la "théorie du genre". Najat Vallaud-Belkacem lui a répondu.

Invité ce matin sur Radio Classique et LCI, le député-maire de Meaux Jean-François Copé s'est exprimé sur l'appel au boycott scolaire lancé en fin de semaine dernière en raison d'une alerte concernant des cours d'éducation sexuelle dispensés à des enfants.

"JE COMPRENDS L'INQUIÉTUDE DES FAMILLES"
Le fonctionnement d'une centaine d'écoles aurait été perturbé vendredi, après que des parents aient été avertis par SMS que leurs enfants allaient recevoir des cours d'éducation sexuelle en maternelle. Exemple de message reçu: "L'Éducation nationale va enseigner à nos enfants qu'ils ne naissent pas fille ou garçon comme Dieu l'a voulu mais qu'ils choisissent de le devenir. Avec des intervenants homos et lesbiennes qui viendront leur bourrer la tête d'idées monstrueuses." A l'origine de cette Journée de retrait de l'école, il y a notamment Farida Belghoul, militante anti-raciste reconvertie dans la lutte contre la "théorie du genre", et soutenue par Alain Soral. Questionné sur cette rumeur, le président de l'UMP a condamné les appels au boycott: "Il s'agit, en outre, d'une double peine pour les enfants qui doivent d'abord et avant tout respecter l'école, institution républicaine fondamentale. Il faut naturellement que les parents envoient les enfants à l'école." Jean-François Copé en a cependant profité pour tacler la politique du PS: "Je commence en avoir assez de ces sujets que le gouvernement, comme par hasard, met toujours sur la table, qui n'apportent rien à notre société et qui génèrent des tentations pour les extrémistes d'extrême droite ou d'extrême gauche pour faire de l'agitation dans un pays qui a besoin de sérénité." Interviewé dans Le Parisien hier, le président de l'UMP s'était par ailleurs dit "choqué par la théorie du genre": "Je comprends l'inquiétude des familles. La priorité de l'école doit rester les savoirs fondamentaux".

FAIRE LE JEU DES EXTRÉMISTES
La ministre des Droits des Femmes a réagi aux propos du député-maire sur Europe1. Le journaliste d'Europe 1 Thomas Sotto lui a demandé comment elle pouvait rassurer les parents sur cette polémique : "La vocation de l'école c'est d'apprendre. D'apprendre à lire, à compter, à écrire, d'apprendre aussi les valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité. L'égalité, c'est notamment l'égalité entre les filles et les garçons. C'est cela qu'on apprend aujourd'hui à l'école aux enfants." Dénonçant les amalgames et les peurs infondées suscitées par les SMS d'alerte, Najat Vallaud-Belkacem rappelle une fois de plus que la théorie du genre, dénoncée par les opposant.e.s à l'égalité, n'existe pas. "Donc, dans le nouveau programme "ABCD de l'égalité des sexes", on ne vas pas questionner les enfants sur leur identité sexuelle? insiste plus tard Thomas Sotto. "On ne parle aucunement de sexualité à des enfants de primaire, on leur [dit] que les filles et les garçons doivent pouvoir ambitionner d'être à égalité plus tard, dans leurs rêves, dans leurs ambitions professionnelles, leurs compétences sportives." En conclusion et avant de changer de sujet, la ministre est sortie de ses gonds, en rappelant les propos de Jean-François Copé dans Le Parisien: "Je voudrais dire à quel point je suis scandalisée des propos de Jean-François Copé sur ce sujet, Jean-François Copé qui fait le pari de la peur, du fantasme, de l'inquiétude des parents, Ce faisant, il apporte son soutien à Madame Belghoul, et derrière à Alain Soral et à toutes les théories et fantasmes de ces derniers. Lorsque Jean-François Copé dit "je comprends les inquiétudes des parents quant à une théorie du genre", lui qui sait parfaitement qu'il n'y a aucune théorie du genre développée dans les écoles de France, et bien il fait le pari du fantasme et ça ne le grandit pas. "Vous voulez dire que certains à l'UMP jouent le jeu des extrémistes qui envoient ces textos?" questionne Thomas Sotto. "Absolument. En disant cela Monsieur Copé qui sait parfaitement que nous n'apprenons pas la sexualité aux enfants de primaire, en laissant à croire que cela pourrait être possible, en venant soutenir cette théorie complètement fumeuse, il se range du côté des extrémistes, contre la République et ses valeurs."

"JE REFUSE LA THÉORIE DU GENRE"
Lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale hier, le ministre de l'Éducation a été interpellé par le député PS Olivier Faure, qui a lui aussi regretté les propos de Jean-François Copé relayés par Le Parisien: "L'Éducation nationale assume la transmission de ces valeurs, le respect et l'égalité entre les filles et les garçons, a rétorqué Vincent Peillon. Elle refuse totalement la théorie du genre. Et elle refuse les instrumentalisations de ceux qui, venus de l'extrême droite négationniste, sont en train de vouloir répandre l'idée qui fait peur aux parents, et blesse les enseignants, que tel serait notre point de vue. Jamais nous ne renoncerons à l'enseignement de l'égalité que nous inscrivons au fronton de nos écoles. Nous luttons et nous continuerons de le faire contre toutes les discriminations, mais je veux très solennellement rassurer tous les parents de France: n'écoutez pas ceux qui veulent semer la division et la haine dans les écoles. Ce que nous faisons ce n'est pas la "théorie du genre", je la refuse, c'est promouvoir les valeurs de la République et l'égalité entre les hommes et les femmes."

DES PROPOS DÉLIRANTS
Dans un communiqué de presse, l'Inter-LGBT a vivement condamné la campagne de désinformation menée par le collectif à l'origine de la Journée de retrait de l'école: "Toutes les contre-vérités et les délires les plus fulgurants sont là. Le lobby LGBT armé de la théorie du genre veut couper le pénis des petits garçons, l'homosexualité est "dégradante", les familles de couples de même sexe, des "impostures". Le lobby LGBT s'est emparé de l'éducation sexuelle afin que tous les élèves deviennent homosexuels. Elle pense qu'à la devise "Liberté Égalité Fraternité" le ministère est en train de lui substituer "Illettré, Athée, LGBT"... L'Inter-LGBT rappelle que chaque semaine, des élèves sont victimes de LGBTphobies, que des élèves, en raison de leur orientation sexuelle réelle ou supposée, sont victimes de violences, que certaines et certains quittent l'école, ou même se suicident, en raison de LGBT-phobies. Il n'y a pas de théorie du genre ni de complot, simplement des stéréotypes de genre qui doivent être combattus, pour que chaque élève, fille ou garçon, hétéro, LGBT, puisse construire sereinement son avenir au sein de l'école. L'Inter-LGBT condamne ces propos délirants et s'inquiète de l'écho et des retentissements que peuvent avoir de tels propos sur des familles et des élèves en difficulté, surtout de la part de quelqu'un qui, même en disponibilité, fait toujours partie du corps enseignant. L'Inter-LGBT appelle le ministère à faire preuve de fermeté face à ce genre de comportements, et à ne pas faiblir dans sa volonté de lutter contre les LGBT-phobies et les stéréotypes de genre."

http://www.canalplus.fr/c-divertissement/c-le-grand-journal/pid5411-le-grand-journal-l-emission.html?vid=1011617

We Apologize



Notre campagne Share A Coke, que nous tenons sur plusieurs marchés à travers le monde, est prévue pour permettre aux gens de prendre la police Coca-Cola et la replacer avec leur nom sur la canette. Malheureusement en Afrique du Sud, la version digitale ne se limitait pas à la personnalisation pour des prénoms d’individus. Plus spécifiquement, le générateur de nom et de message sur le site Share A Coke d’Afrique du Sud n’acceptait pas le mot “gay”, mais acceptait le mot “hétéro”. Ce n’est pas comme cela que le programme était censé fonctionner, et nous avons fermé le site jusqu’à ce que le problème soit réglé. Nous présentons nos excuses pour cette erreur. Nous sommes un soutien de longue date de la communauté LGBT et défendons l’inclusion, l’égalité et la diversité à travers nos principes et nos pratiques. Encore une fois, nous présentons nos excuses. Plus de 700 000 personnes associées à Coca-Cola se lèvent chaque matin, déterminées à faire du monde un endroit meilleur, et quand il se produit ce type d’erreurs, nous le prenons au sérieux.

Our “Share A Coke” promotion, which is running in several markets around the globe, is intended to allow people to take the Coca-Cola script and replace it with their name on the can. Unfortunately, in South Africa, the digital version of the "Share a Coke" promotion did not limit the customization to individuals’ names. Specifically, the name and message auto-generator on our South Africa "Share A Coke" website would not accept the word "Gay", but did accept the word "Straight". This isn't how the program was supposed to work, and we've pulled the site down until we can fix the problem. We apologize for this mistake. As one of the world’s most inclusive brands, we value and celebrate diversity. We have long been a strong supporter of the LGBT community and have advocated for inclusion, equality and diversity through both our policies and practices. More than 700,000 Coca-Cola system associates get up every morning determined to make the world a happier place and, when errors like this happen, we take it seriously. Thank you for raising this with us, and we’ll get it fixed.

2014-01-28

First Hôtel







Christian Bérard, First Hotel, Paris, Henri Cartier-Bresson, 1932

Boris Kochno, Christian Bérard, Nicolas Chaudun, 2013

First Hôtel
2, boulevard Garibaldi
75015 Paris

This is man, God's property

2014-01-27

Enjoy Coke as long as you're not gay

asinus asinum fricat


Jazz


Yannick Séité, Le jazz, à la lettre, PUF, 2010

2014-01-26

2014-01-25

When the light spreads


Max Ernst, “When the light spreads” (pencil rubbing), 1925

Opium

Grégoire Colin : Jean Cocteau
Samuel Mercer : Raymond Radiguet
Hélène Fillières : Marie-Laure de Noailles
Marisa Berenson : Marquise Casati
Julie Depardieu : Nyx
Arielle Dombasle : Mnémosyne
Philippe Katerine : Nijinsky
Niels Schneider : Maurice Sachs
Anna Sigalevitch : Princesse de Polignac
Audrey Marnay : Coco Chanel
Virgile Bramly : Man Ray
Elodie Navarre : La Gitane
Valérie Donzelli : Valentine Hugo
Jérémie Elkaïm : Etienne de Beaumont
Patrick Mille : Paul Morand
Elie Top : Gabriele d'Annunzio
Frédéric Longbois : Monsieur Loyal
Catherine Baba : La tenancière de la fumerie
David Rochline : Moïse Kisling
Ariel Wizman : Tristan Tzara

Arielle Dombasle, Opium, 2013





2014-01-21

In Gay We Trust



Witches must be burnt! 
FEMEN is facing one more trial for blasphemy! We were informed by Convocation about the process against FEMEN activists that were participating demonstration on 18th of November 2012 "In Gay we trust". To remind all, this is exactly that demonstration when 10 FEMEN activists and journalists were brutally beaten up by religious fanatics from Civitas.
The text of convocation is hillarious and doesn't sound realistic for the document made in France 2014. But it's real!
So, here we go: FEMEN activists are accused of insulting people (here members of Civitas) in the street (during demonstration) with words "in gay we trust", "fuck church", "holly sperm"!
For the brutality and violence that is expressed in those slogans of FEMEN, Activists will answer in front of the judge 18th of February 2014.
We remind that the next day FEMEN witches might be burnt during the trial with Notre Dame that will be happening on February 19!
Viva inquisition 2014 in France!

Croix-Rousse





2014-01-20

Ленинградская


Ленинградская

Peyrou










2014-01-19

I WANT TO KNOW WHAT IT'S LIKE




I WANT TO KNOW WHAT IT'S LIKE

I want to know what it's like...
To be normal. To be accepted. To be human. To be equal. To be free.

I want to know what it's like...
To be open. To be heard. To be loved. To be happy. To be me.

I want to know what it's like... 
To feel like I belong. 
To feel like I am strong. 
That who I am isn't wrong. 
I want to know what it's like... 
To know that I am here. 
That Iʼll make it through the year. 
To know I wonʼt disappear.

I want to know what it's like... 
To not have to fight. 
To see an end in sight. 
To make what is wrong right. 
I want to know what it's like... 
To be able to believe. 
In a higher power that doesn't see. 
Me as sin or sodomy.

I want to know what it's like... 
To have liberty & justice for all 
To break down this dividing wall 
To remove homophobia from the law 
I want to know what itʼs like...
To have a feeling that isn't sad. 
To have something that I've never had. 
To have a child call me dad.

I want to know what it's like... 
To not feel like Iʼm a freak 
To not feel like I am weak 
To not be silenced when I speak 
I want to know what it's like... 
To live beyond a closet door. 
To see my father once more. 
To show him I'm not who I was before.

I want to know what itʼs like... 
To donate the blood from my vein 
But because Iʼm gay I must refrain. 
Why does my sexuality pertain?! 
I want to know what itʼs like... 
To not BE expelled from school 
To not be made to look like a fool. 
How is homosexuality breaking a rule?!

I want to know what it's like... 
To undo what's been done to me. 
To give sight to those who cannot see. 
That I am no lesser of a human being. 
I want to know what itʼs like... 
To not be considered a disease. 
To not have a majority I have to please. 
To freely express my individualiTY.

I want to know what itʼs like... 
To live in a land truly of the free. 
Not a land that excludes me. 
This is not how itʼs supposed to be! 
I want to know what itʼs like... 
To not be the target of bigotry 
To not have you question my sanity 
To not succumb to your superiority!

I want to know what it's like... 
To overcome all of my fears. 
To uncry these countless tears. 
That have been shed over the years. 
I want to know what it's like... 
To learn about gay leaders of the past. 
In my high school history class. 
Can somebody please tell me what is so wrong with that?!

I want to know what it's like... 
To have pride. 
To not have to hide. 
To not have to lie my whole life. 
To not have my sexuality be denied. 
I want to know what it's like... 
To not have to feel this hurt inside. 
To not think these thoughts in my mind. 
To not contemplate suicide.

I want to know what it's like... 
To have this pain in me subside. 
To heal this wound that bleeds inside. 
To get back the tears that I've cried. 
To take back the years that Iʼve tried. 
To bring back the life that has died. 
To unite this world's divide. 
To make change with stride. 
To not stand below, but beside.

I want to know what it's like... 
To have this choice you say is mine. 
To have science & religion intertwine. 
To have love be redefined. 
I want to know what it's like... 
To have a government that won't instate 
Unfair laws that provoke hate 
For fear society will disintegrate

I want to know what itʼs like.... 
To live in a world without hate. 
A world that does not discriminate. 
A world in which I can feel safe. 
Whether I am gay bi or straight. 
This is the world we must create!!! 
These are the decisions we must make. 
These are the actions we must take. 
The time is now we cannot, we must not, we will not wait.

I want to know what itʼs like... 
To have equal opportunity. 
To know full equality. 
To be one humanity.

I want to know what it's like... 
To be treated equally by my peers. 
To stand alongside every queer... 
On the edge of a new frontier.

A frontier that no one will dictate. 
A frontier where there will be no debate. 
A frontier in which everyone can relate. 
A frontier made up of love and not hate.

I want to know what it's like... 
To open your eyes so you can see. 
The way this world is supposed to be. 
We arenʼt so different, you & me.

La violence du consensus

La violence du consensus
par Gwen Fauchois 
L'activiste a écouté le Président de la République durant sa conférence de presse du 14 janvier. Selon elle, son souci de rassembler fait qu'il défend la discrimination. 

2014-01-18

Ten Commandments for Gilbert and George


Thou shalt fight conformism
Thou shalt be the messenger of freedoms
Thou shalt make use of sex
Thou shalt reinvent life
Thou shalt create artificial art
Thou shalt have a sense of purpose
Thou shalt not know exactly what thou dost, but thou shalt do it
Thou shalt give thy love
Thou shalt grab the soul
Thou shalt give something back

Ten Commandments for Gilbert and George

Юлия Вячеславовна Липницкая



Юлия Вячеславовна Липницкая
Julia Viacheslavovna Lipnitskaia 
Schindler's List

Self-portrait with lover


self-portrait with lover 
john michael rodriguez photography 

2014-01-17





Djuna


Berenice Abbott, Djuna Barnes, c. 1926. 
Early gelatin silver print, 10 x 8 inches (25.4 x 20.3 cm) http://www.artnet.com/auctions/artists/berenice-abbott/djuna-barnes

2014-01-16


2014-01-15

2014-01-14

Queensborough


Eugene would be happy to meet us for a drink at a bar he knew on 59th Street, the "Queensborough". So we agreed to meet there in forty-five minutes. He said he would be sitting at the bar and wearing a black shirt. 

Robert H. Byington Interviews with Virgil Thomson, Eugene MacCown, Quentin Bell and Hugh Ross Williamson, A Sacred Quest : The Life and Writings of Mary Butts, edited by Christopher Wagstaff

2014-01-13

2014-01-11

A little present for Eugene


[Synthetic waltzes (Sketches)] 
Synthetic waltzes / by Virgil Thomson, 1925. 
([13] p.) ; 31 cm.
Holograph sketches and drafts, in pencil.
For piano, 4 hands.
Later arr. for 2 pianos.
On title page: a little gift for Eugene MacCown.
On p. [11]: Paris-1925.
Cardell #: In22.1A.

[Synthetic waltzes] 
Synthetic waltzes : for four hands at the pianoforte / by Virgil Thomson, 1925. 
14 p. of music ; 35 cm.
Holograph, in pencil.
Later arr. for 2 pianos.
On title page: a little present for Eugene MacCown.
At end: V.G.G.T.- Kansas City and Paris- 1925.
Cardell #: In22.1B.