2012-01-31

robotic-stimulation


Tommy Gun, http://fireboys.tumblr.com/post/15093763788/robotic-stimulation

Et nous aussi nous serons meres ; car...


Et nous aussi nous serons meres ; car... / Dessiné par Jn Jqu. Le Queu, architecte l'an 2e de la République
[Jean-Jacques Lequeu, 1793]
http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b77033721

Mysteriosa



Jean Delville (1867-1953), Mysteriosa Portrait de Madame Stuart Merrill, 1892

http://uppereastside.tumblr.com/post/16578552702

http://garotodepulsoscortados.tumblr.com/post/16523204266

Au charme doux De leur chant d'amour



Quand les vérités sont trop lasses
Pour douter du temps qui passe
D'autres ont déjà pris leur place
Alors elles s'effacent
Quand les vérités sont banales
Elles s'étalent dans le journal
Il vaut mieux tourner la page
Partir en voyage

J'irai voir tôt ou tard
Si les sirènes existent
Sur le dos des baleines
Je suivrai leur piste
Car nul ne résiste
Au charme doux
De leur chant d'amour
J'irai voir tôt au tard
Si les sirènes insistent
Sous les flots qui m'entraînent
Je suivrai leur piste
Car nul ne résiste
Au charme doux
De leur chant d'amour

Mobilis in mobile
Mobilis in mobile
J'irai de l'avant
Contre le vent

Quand les vérités sont fatales
Qu'elles n'ont plus de bonne étoile
On les voit lever le voile
Tout leur est égal
Quand les vérités aux mains sales
Se construisent des cathédrales
Il vaut mieux fuir à la nage
Partir en voyage

J'irai voir tôt ou tard
Si les sirènes existent
Sur le dos des baleines
Je suivrai leur piste
Car nul ne résiste
Au charme doux
De ce dernier rendez-vous
J'irai voir tôt au tard
Si les sirènes insistent
Sous les flots qui m'entraînent
Je suivrai leur piste
Car nul ne résiste
Au charme doux
De leur chant d'amour

Mobilis in mobile
Mobilis in mobile
J'irai de l'avant
Contre le vent
Même si les sirènes n'existent pas...


L'Affaire Louis Trio
Mobilis in mobile
Paroles et musique: C. Boris, 1993

The Fantastic Flying Books



The Fantastic Flying Books of Mr. Morris Lessmore, William Joyce, Brandon Oldenburg, Moonbot Studios

Don’t be anything less




Don’t be the leaf if you can be the tree,
Don’t be the raindrop if you can be the sea.
‘cause a leaf may fall,
But the tree remains.
It may never rain at all,
But the sea remains;
Better to be the tree and the sea.
See?

Don’t be a cloud if you can be the sky,
Don’t be a feather,
Be a bird and fly.
Clouds roll by,
But the sky rolls on
And a bird can fly
With a feather gone,

Be the bird and the sky
And the tree and the deep blue sea,
Don’t be anything less
Than ev’rything you can be!

Don’t be the sail if you can be the boat.
Don’t be the lining if you can be the coat.
It may lose its sail,
But a boat will float,
And a coat without a lining
Is still a coat.
Better to be the boat and the coat.
Quote!

Don’t be the stick if you can be the drum,
Don’t be the sugar,
Be the plum, by gum.
You can break a stick but the drum will beat.
Without a sugar coat,
Plums’re good to eat.

Better to be the drum
And the plum and the coat
And the bird and the sky and the tree
And the deep blue sea;
Don’t be anything less
Than ev’rything you can be!

Don’t be the ‘moo’ if you can be the cow.
Don’t be the furrow,
If you can be the plow.
‘cause you can’t get milk from a ‘moo’no way,
And the furrow’s in a rut,
But the plow’s okay,
Better to be the cow and the plow!

Now,
Don’t be the sting if you can be the bee,
Don’t be a two if you can be a three
‘cause a sting can’t make you a honeybun,

Take two from three and you still got one
Better to be the three and a bee
And a cow and a plow
And a drum and a plum
And a coat, boat, bird, sky, tree
And the deep blue sea.
Don’t be anything less
Than ev’rything you can be!

Don’t be the string if you can be the kite.
Don’t be the darkness,
If you can be the light.
Tho’ you lose its string you can fly a kite,
But would anybody here fly a kite at night?
Better to be the kite and the light.
Right!

Don’t be the tail if you can be the dog,
Don’t be the bump if you can be the log.
He can wag his tail,
But it can’t wag ‘he,’
A bump without a log
Isn’t much to be.

Better to be the dog and the log
And the kite and the light
And the three and a bee
And a cow and a plow
And a drum and a plum
And a coat and a boat
And a bird and the sky and a tree
And the deep blue sea!
Don’t be anything less
Than ev’rything you can be!

Snoopy !!! The Musical, CBS, 1988
Snoopy : The Musical, Larry Grossman and Hal Hackady, book by Warren Lockhart, Arthur Whitelaw, and Michael Grace, 1975

2012-01-29

2012-01-28

Natural History


John Dilnot
http://urbantree.eu5.org/
http://thisiscolossal.com/?s=dilnot

Surrey and Sussex



John Dilnot
http://urbantree.eu5.org/

A World I never made


Rachel Kwak

A Tree grows in Brooklyn



Jonathan Wiley
http://jonathanwiley.wordpress.com/

Waters

Play


Samuel Beckett - Play (2000)
Play is a one-act play written by Samuel Beckett in 1963 directed by Anthony Minghella in 2000 for the Beckett on Film project starring Kristin Scott Thomas, Juliet Stevenson, and Alan Rickman http://www.drama21c.net/text/play.htm http://www.beckettonfilm.com/

Systems



Dan Beckemeyer
http://www.behance.net/gallery/Systems/165717

The Book of Life



The Book of Life, by David Kracov
davidkracov.com

Alice


(c) ken.yarn
http://www.flickr.com/photos/kenyarn/6552877663/sizes/o/in/photostream/

Smile



2012-01-26

En finir avec l'arrogance de la finance


Pascal Canfin “Des banques françaises parient sur le risque de faillite de la France... c'est délirant !”
A Bruxelles, cet élu Vert affronte les lobbies de la finance. Première victoire : l'interdiction de spéculer sur la dette des Etats européens.
Pascal Canfin, 37 ans, est un phénomène. Devant une crise financière qui n'en finit plus de dévaster l'Europe, il a choisi de se battre au cœur du système. Elu en 2009 au Parlement européen sur la liste Europe écologie, membre de la Commission des affaires économiques et monétaires, il a obtenu l'interdiction des « CDS à nu » - un produit financier toxique qui permet de spéculer contre les Etats. Il avait auparavant bataillé contre les bonus bancaires. Il est à l'origine de la création de Finance Watch, ONG qui tente de contrecarrer le lobbying de la finance. La semaine prochaine, ce jeune stratège de l'action politique, de la négociation acharnée, publie un petit bouquin pédagogique au titre implacable : Tout ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire...

T- C'est un titre provocateur, non ?
C- Pas vraiment ! A la Commission des affaires économiques et monétaires du Parlement européen, je dois négocier les textes qui réglementent, ou qui justement ne réglementent pas assez, la finance : banques, Bourses, fonds spéculatifs, agences de notation... Ce dont je me suis aperçu, c'est que les lobbies bancaires, très présents à Bruxelles comme chacun sait, utilisent une dizaine d'arguments : « Nous ne sommes pas responsables de la crise de la zone euro », « Les banques n'ont rien coûté aux contribuables », « Nous ne spéculons pas contre les Etats »... Je déconstruis ces arguments un à un. Par ailleurs, je montre comment se passent les négociations européennes,
“Une agence évalue le risque, c'est tout. Ce n'est pas à elle, en démocratie, de préconiser des politiques.”
T- Vous abordez évidemment le cas des agences de notation, au cœur de l'actualité récente...
C- Sur les agences, l'argument des lobbies, c'est : « Elles ne sont qu'un thermomètre, et ce n'est pas en cassant le thermomètre qu'on va réduire la fièvre. » Faux ! Les agences utilisent des indicateurs qui sont des thermomètres - taux d'endettement, inflation, déficit public... -, mais elles se posent en médecin car elles établissent un diagnostic - en évaluant par exemple le risque à acheter une obligation. Puis elles préconisent. Or on peut s'interroger sur les préconisations faites par les deux analystes de Standard and Poor's qui travaillent sur la France : ont-ils une compétence et une légitimité particulières pour juger de l'âge de la retraite dans notre pays ? Quand on regarde le bilan de ces agences sur les évaluations du risque des subprimes, ou sur l'Islande, notée AAA quelques jours avant son implosion, on se doit de vouloir interdire à ces médecins de rédiger des ordonnances. Une agence évalue le risque, c'est tout. Ce n'est pas à elle, en démocratie, de préconiser des politiques.

T- N'avoir pas soulevé le lièvre des subprimes, était-ce vraiment une « erreur » de la part des agences ?
C- Vous soulignez la question des conflits d'intérêt. Celui qui crée un produit financier et l'expose aux agences de notation pour qu'elles l'évaluent est aussi celui qui rémunère ces agences ! C'était le cas pour les subprimes. Un peu comme si l'élève qui passe le bac payait le prof qui le note. Il faut donc mettre un terme à cette pratique.

T- Face à une Europe au bord du gouffre, la question des agences de notation ne devient-elle pas secondaire ?
C- On ne sortira pas de cette crise avec une seule mesure. Pour nous, écologistes, la crise a trois dimensions : elle est d'abord la crise du néolibéralisme - affaiblissement des Etats, compression des revenus du travail. Elle est aussi celle du productivisme, qui se heurte aux limites physiques de la planète ; ce n'est pas un hasard si l'effondrement des subprimes s'est produit lorsque les ménages américains, surendettés pour devenir propriétaires, ont subi le contrecoup de l'explosion historique du prix du pétrole. Nous n'aurons plus jamais un pétrole bon marché. Le troisième aspect, c'est la spéculation financière, que plus rien n'arrête.
“En 2007, Nicolas Sarkozy voulait importer en France un modèle américain qui était en train d'exploser !”
T- La crise des subprimes a démarré en 2007, cela fait cinq ans ! Pourquoi n'a t-on presque rien fait ?
C- Je ne veux pas politiser le débat à outrance, mais vingt-cinq Etats sur les vingt-sept de l'Union européenne sont gouvernés par la droite libérale ou conservatrice. Cette famille politique n'a pas su ou pas voulu prendre les bonnes décisions pour empêcher la spéculation, mutualiser les dettes...
T- Mais quand un Tony Blair développe la City, qu'un Zapatero laisse filer une bulle immobilière, c'est la même politique, non ?
C- C'est vrai, les socialistes au pouvoir en Espagne et au Royaume-Uni ont mené sur ce point une politique pas très différente de celle de la droite. En France, c'est quand même Nicolas Sarkozy qui imaginait en 2007 introduire le crédit hypothécaire qui permet de gager un nouveau crédit à partir des remboursements déjà effectués. Il voulait importer en France un modèle américain qui était en train d'exploser !
T- Quelles sont les mesures d'urgence pour reprendre le contrôle de la finance ?
C- Il y en a trois. Tout d'abord, considérer la partie des dettes publiques européennes nées de la crise depuis 2008 comme une sorte de dette de guerre, et la rééchelonner sur vingt ou trente ans. Après tout, l'Allemagne a fini de payer sa dette de guerre il y a quelques années seulement ! Ce surcroît de dette, les Etats européens ne l'ont pas accumulé parce qu'ils sont subitement devenus plus dispendieux, qu'ils ont embauché des millions de fonctionnaires, mais parce qu'ils sont intervenus pour sauver les banques et l'économie ! Il faut donc isoler la dette née de ce sauvetage, ce qui diminuerait la charge des remboursements. Et on pourrait ainsi, tout en réduisant progressivement les déficits publics, relancer les investissements, notamment ceux, indispensables, de la révolution écologique.
T- La deuxième mesure ?
C- Il faut que la BCE puisse acheter davantage de dette publique qu'elle ne le fait aujourd'hui, mais pas toute la nouvelle dette émise en 2012 - 800 milliards d'euros -, car cela entraînerait une trop grande création monétaire et un risque d'inflation. Trouvons un juste milieu. La troisième réforme essentielle étant de mettre fin à la spéculation sur les Etats. On vient de faire un pas dans ce sens, et c'est une grande victoire du Parlement européen : en novembre 2012 seront interdits les « CDS à nu ».
T- Les « CDS à nu »?
C- Les CDS sont des contrats d'assurance sur des actions ou des obligations, pour se prémunir des risques d'impayés. Ils sont dits « à nu » quand on achète ces contrats sans détenir le titre financier qui justifie cette assurance : par exemple, on s'assure contre le risque de faillite d'un Etat alors qu'on ne détient pas une seule obligation de cet Etat. Cela crée de l'inquiétude sur cet Etat : un peu comme si l'on assurait la maison d'un voisin, qui pourrait bien brûler... On se débrouille pour qu'elle brûle : il suffit de vendre des obligations de ce pays, obligations qu'on ne possède toujours pas, mais qu'on s'engage à livrer à une date ultérieure. Quand on pourra les acheter à un cours plus bas... Et c'est ainsi qu'on gagne sur les deux tableaux, et ruine un pays. La Grèce, par exemple.

T- Il a fallu attendre la crise suivante, celle de l'Italie, pour s'en inquiéter ; l'interdiction de ces « CDS à nu » n'interviendra qu'en novembre prochain. N'est-ce pas trop tard ?
C- J'étais le responsable de ces négociations. Seuls deux Etats y étaient au départ favorables, l'Allemagne et l'Autriche. On a parcouru du chemin, on a convaincu... C'est le temps de la négociation européenne.
“Il y a une demande de transparence, de reprise en main, y compris chez des gens qui se définissent comme de droite.”
T- C'est votre principale victoire ?
C- Oui, et l'Europe est aujourd'hui en pointe sur cette question. Je suis aussi fier d'avoir créé Finance Watch. Enfin, nous avons avancé sur les bonus (primes liées aux performances des financiers). Nous avons obtenu deux choses : une part du bonus est désormais versée en actions, et non en cash. Résultat : les traders BNP ou Société générale qui ont obtenu des bonus en 2011 détiennent des actions qui ont perdu 50 % de leur valeur. Deuxième chose, ils doivent conserver leurs bonus pendant trois ans : ce qu'ils ont gagné une année en prenant des risques peut se révéler une perte l'année suivante, leur bonus est amputé de cette perte. Nous voulions aussi que le bonus ne puisse excéder le salaire fixe - aujourd'hui, il peut représenter jusqu'à dix fois le salaire ! Mais nous avons perdu, car aucun Etat n'était prêt à soutenir cette mesure. Alors quand je compare les discours de Nicolas Sarkozy sur la moralisation du capitalisme et la réalité des positions défendues par la France, je vois un monument d'hypocrisie. La France n'a même pas soutenu l'idée d'un rapport « équilibré » entre le salaire et le bonus. Ce qui a permis à un Baudouin Prot, alors pdg de la BNP, de toucher en 2011 un bonus cinq fois supérieur à son fixe. Ces choses doivent être connues.

T- Vous évoquez les filiales des banques françaises dans les paradis fiscaux, territoires à la fiscalité basse et opaque. BNP Paribas en avait cent quatre-vingt-dix en 2009, elle n'en a fermé que six au Panamá et aux Bahamas ! Pourquoi ces informations ne passent pas ?
C- Les médias ne s'y intéressent pas assez. L'argument des journalistes : la finance, c'est compliqué, c'est froid, ça n'intéresse personne. Moi, je prétends qu'on peut décrire, de façon pédagogique, des faits qui mettent en lumière la responsabilité des uns et des autres. Il y a une demande de transparence, mais aussi de réglementation, de reprise en main, y compris chez des gens qui se définissent comme de droite. Parce qu'ils en ont assez de voir des choses scandaleuses se poursuivre, alors qu'une grande partie de la crise vient du monde financier.

T- La connivence des politiques et de la finance, que vous exposez, ne la retrouve-t-on pas dans certains médias, avec des éditorialistes vedettes qui diffusent la vulgate des milieux financiers ?
C- Oui, mais cette dimension idéologique se fond dans un ensemble de causes : fausse technicité, refus des financiers de débattre sur la place publique, risques de rétorsion sur la publicité dans les médias...

T- Qui connaît Newedge, la filiale commune de la Société générale et du Crédit agricole pour les fonds spéculatifs ? Vous soulignez pourtant que, sur le site de Newedge, on peut lire qu'en cas de problèmes liés à son activité, cette filiale pourra compter sur le soutien du grand groupe bancaire auquel elle est adossée, groupe que l'Etat français ne laissera jamais tomber...
C- Oui, ça revient à dire : « Prenez des risques, mes amis, au final le contribuable français sera toujours là »... Des banquiers me disent en off : « On sait que l'on sera toujours sauvé ». J'apprends que des banques françaises vendent des CDS, donc de la protection, sur le risque de faillite de la France, qui entraînerait leur propre faillite, puisqu'ils détiennent massivement des obligations d'Etat ! C'est délirant. Mais, en attendant, ils récupèrent du cash... des profits, des bonus.

T- Cette fuite en avant des banques, elles en subissent le contrecoup puisqu'elles ont perdu la moitié de leur valeur en Bourse...
C- Oui. Entre septembre 2008 et le printemps 2009, il y avait une fenêtre de tir pour les Etats : les banques étaient à genoux, ils auraient pu tout exiger d'elles, qu'elles sortent des paradis fiscaux, etc. Ils n'ont rien fait parce que Monaco est un paradis fiscal adossé à la France ; le Liechtenstein, à l'Allemagne ; l'Etat du Delaware, aux Etats-Unis ; Macao, à la Chine... Les Etats ont sauvé les banques sans contrepartie, se sont endettés, et se sont retrouvés, à l'été 2011, tellement mal en point, après que les banques eurent spéculé à court terme sur leurs dettes, que ces dernières, gorgées de titres d'Etat, ont eu très peur : et si les citoyens exigeaient une prise de contrôle par l'Etat ? Mais les Etats n'ont rien fait...
“L'évasion de l'argent dans les paradis fiscaux représente quarante fois la fraude aux allocations familiales.”
T- Obama a tout de même réussi à restreindre le secret bancaire avec la loi Fatca, qui s'appliquera en 2013.
C- C'est une grande réussite, et soyons très clair : il ne faut absolument pas que les républicains gagnent en 2012, car ils ont annoncé qu'ils aboliraient cette loi. Elle va s'appliquer aux banques du monde entier qui ouvrent un compte à un citoyen américain - elles doivent le signaler à l'administration fiscale américaine, pour que cet argent soit taxé au taux où il aurait été taxé aux Etats-Unis. Faisons en France ce que Barack Obama a fait aux Etats-Unis, on donnerait l'exemple pour l'Europe ! Le manque à gagner de l'Etat français, évalué par la Cour des comptes, lié à l'évasion de l'argent dans les paradis fiscaux, est de trente milliards d'euros, soit plus de quarante fois la fraude aux allocations familiales.
T- Et la taxe sur les transactions financières, la France pourrait la faire seule ?
C- En 2010, le Parlement européen a dégagé une majorité pour le principe d'une taxe européenne, vote suivi d'une directive de la Commission. Mais le Royaume-Uni pose son veto, et il faut l'unanimité sur les questions fiscales. Si nous étions dans un cadre fédéral, avec un vote à la majorité des Etats, nous aurions déjà cette taxe. C'est donc bien parce qu'il n'y a pas assez d'Europe, et non le contraire, que les citoyens ne sont pas protégés. Tant que chaque Etat aura un droit de veto, on n'avancera pas.
T- Mais on pourrait faire cette taxe dans la seule zone euro, sans le Royaume-Uni ?
C- Le ministère des Finances allemand travaille sur cette option. La sortie de Sarkozy qui dit, sans en parler à l'Allemagne, « je vais le faire tout de suite », perturbe une négociation en cours. Car le faire au niveau national n'est possible qu'à un taux très faible : cela représenterait 500 millions d'euros, trois fois moins que la récente baisse de l'ISF...
T- Votre combat est celui d'un parti minoritaire au sein d'un Parlement lui-même fortement concurrencé par le pouvoir interétatique...
C- Sur l'action politique - Grèce, désendettement -, les Etats agissent ensemble et le Parlement européen est marginalisé. Mais pour la réglementation financière et bancaire, les traités nous donnent un pouvoir égal à celui des Etats, nous sommes en « codécision ».

T- Vous croyez à l'action politique et à la négociation : Finance Watch est issue d'un appel de députés appartenant à cinq formations politiques, dont les libéraux et les conservateurs...
C- J'ai lancé Finance Watch parce qu'il fallait absolument un contre-lobbying au lobbying incroyable de la finance. Mais cette ONG se devait d'être « transpartisane », parce que la société civile ne répond pas à l'appel d'un parti, surtout un parti minoritaire comme les Verts. Il faut aussi savoir que le Parlement européen, contrairement à l'Assemblée nationale, est élu à la proportionnelle, il n'y a ni majorité ni minorité automatique. Chaque texte trouve sa majorité. Moi, je négocie d'arrache-pied, et si le bilan est globalement positif, je vote pour. Je suis de nature optimiste ; sinon, je ne ferais pas de politique. J'en fais pour changer le cours des choses. Le changement en Europe passe nécessairement par la double alternance, en 2012 en France, et en 2013 en Allemagne.
T- Vous êtes donc convaincu que les socialistes ont changé depuis les années 1980 ?
C- Il est vrai qu'une grande partie des lois de déréglementation financière, à commencer par les stock-options introduites en France par Laurent Fabius, ont été prises sous François Mitterrand, et avec un gouvernement socialiste. Ma conviction est que les responsables socialistes ont évolué, mais qu'ils devront être aiguillés, dans la future coalition de gouvernement, si l'on veut mener à bien une vraie réforme du système financier…
Vincent Remy
Photo : Jean-François Robert pour Télérama
Télérama n° 3237
Le 26 janvier 2012 - Mis à jour le 30 janvier 2012 à 9h45
A lire
Ce que les banques vous disent et pourquoi il ne faut presque jamais les croire, de Pascal Canfin, éd. Les Petits Matins, 128 pages, 5 €. Sortie le 2 février.

Par Groupe Vert le jeudi 26 janvier 2012, 12:23
EELV Finances Pascal Canfin
http://blog.clermontgroupevert.fr/post/2012/01/26/En-finir-avec-l-arrogance-de-la-finance

Dark City

Arnoldo & Vanessa


Arnoldo Hurtado Escobar and Vanessa Ruiz,
Dylan Hollingsworth
11. juillet 2011 23:26
www.dylanhollingsworth.com
©DylanHollingsworth

In the bathtub


Hope Gangloff
Freelancer (Mikey Hernandez), 2011
Acrylic on canvas, 54" by 81" / 56" by 83" by 2 1/2"
Susan Inglett Gallery
http://www.inglettgallery.com/

Leg dich, Zigeuner


Johann Wilhelm Trollmann (27 December 1907 - 9 February 1943) was a German Sinto boxer.

Trollmann became prominent in the late 1920s. On 9 June 1933, he fought for the German light-heavyweight title and although he clearly led by points over his opponent Adolf Witt, the fight was judged "no result". The audience rebelled, and the Nazi officials were forced to acknowledge Trollmann as the victor. Six days later, however, he was again stripped of the title. A new fight was scheduled for 21 July, with Gustav Eder as Trollmann's opponent. Trollmann was threatened that he had to change his "dancing" style or lose his license. Trollmann, of Sinti heritage, arrived the day of the match with his hair dyed blonde and his body whitened with flour, the caricature of an Aryan. He took the blows of his opponent for five rounds before he collapsed.
The persecution of Sinti and Roma in Germany dramatically increased in the following years. Sterilization often prevented their internment in concentration camps, and Trollmann too underwent this operation. In 1939 he was drafted into the Wehrmacht, and fought on the eastern front. He was wounded in 1941 and was returned to Germany as a result. The Gestapo arrested him in June 1942, and he was interned in Neuengamme concentration camp. He tried to keep a low profile, but the camp commandant had been a boxing official before the war and recognized Trollmann. He used Trollman as a trainer for his troops during the nights. The prisoners committee decided to act, as Trollman's health deteriorated. They faked his death and managed to get him transferred to the adjacent camp of Wittenberge under an assumed identity. The former star was soon recognized and the prisoners organized a fight between him and Emil Cornelius, a former criminal and hated Kapo (a prisoner given privileges for taking on responsibilities in the camp). Inevitably Trollmann won. Cornelius soon sought revenge for his humiliation and forced Trollmann to work all day until he was exhausted, before attacking and killing him with a shovel. Trollmann was just 36 years old.
In 2003 the German boxing federation decided to recognize Trollmann as the winner of the 1933 championship.


Johann Trollman est un boxeur rom de nationalité allemande né le 27 décembre 1907 et mort le 9 février 1943.
Carrière
En mars 1933, le championnat d'Allemagne mi-lourds est remporté par Erich Seelig, sportif juif. Le comité des sports, qui était composé comme toutes les instances officielles de nazis lui retira son titre en raison de sa race juive (c'était le mot employé) et non Allemande.
Le titre demeure vacant jusqu'en juin lorsqu'un nouveau combat est organisé entre un allemand aryen, Adolf Witt, et Johann Trollman, un Sinti d'Allemagne surnommé d'ailleurs Zigeuner (le tzigane)– non sans sympathie, car il n'avait jamais caché son identité. Ce combat, bien que ne convenant guère aux nazis, est néanmoins organisé grâce à la popularité de Tollmann qui est la coqueluche de nombreux supporters Allemands.
Le 9 juin, le tzigane bat Witt : pendant les 12 rounds, Trollman ne cesse de sautiller autour de son adversaire, le frappant à l'improviste, gagnant des points et finalement le match. Cependant, le comité sportif déclare un match nul ce qui révolte les spectateurs qui se lèvent en huant le jury, en protestant et en menaçant de tout casser dans la salle. Finalement, les nazis cèdent et accordent à Trollman le titre de champion des mi-lourds.
Dès le lendemain, la revue Boxsport publie un article insultant sur Trollman, disant que ses "coups de poing n'étaient pas Allemands", qu'il fait plus de théâtre que de sport sur le ring et qu'il montre une "imprévisibilité tsigane". Une semaine plus tard, il est déchu de son titre et sa carrière brisée. Il n'en reste pas là : de colère il se teint les cheveux en blond avant de se rendre à une autre compétition où il ne sautille pas autour de son adversaire mais reste planté comme un chêne au milieu du ring, encaissant tous les coups jusqu'au 5e round, où il fut mis K.O. couvert de sang et exclu du sport.
Quelques années plus tard, ses trois frères sont envoyés en camp de concentration. Il est enrôlé en 1939 dans l'infanterie sur le front russe. Lorsqu'il revient en permission en 1942, la Gestapo l'arrête et l'envoie au camp de concentration de Neuengamme, où, le 9 février 1943, des SS l'abattent d'un coup de pistolet à bout portant.

* Trollmann Stolpersteine in Hannover / AxelHH, http://commons.wikimedia.org/wiki/
* Stolperstein for Johann "Rukeli" Trollmann before the theater building at Schulterblatt 71, Hamburg / James Steakley, http://es.wikipedia.org/wiki/

Roma

Septembre 28, 2011

France: Un an après l’avertissement de la CE, de nouveaux abus contre les Roms
La Commission européenne devrait examiner avec soin la politique d’éloignement française

(Paris, le 29 septembre 2011) - Les autorités françaises expulsent et éloignent de façon massive les Roms originaires d’Europe de l’Est séjournant en France, a déclaré aujourd’hui Human Rights Watch, tout en rendant public un document d’information envoyé en juillet à la Commission européenne.
La Commission européenne avait exhorté la France il y a un an à se préoccuper du caractère abusif de ses politiques, sous peine d’éventuelles sanctions devant la Cour de justice de l’Union européenne. En août 2011 et malgré l’absence de réformes réelles, la Commission s’est déclarée satisfaite des mesures prises par la France en réponse à cet avertissement.
"L’expression française ‘Plus ça change, plus c’est la même chose’ est particulièrement pertinente dans ce cas", a déclaré Judith Sunderland, chercheuse senior au sein de la division Europe et Asie Centrale de Human Rights Watch. "Un an après l’avertissement de la Commission européenne et malgré la promulgation de la nouvelle loi sur l’immigration, les Roms de France sont toujours la cible d‘évacuations de camps en série, d’éloignements injustes et de discriminations."
Dans un document d’information de vingt pages, Human Rights Watch précise de quelle manière la nouvelle loi sur l’immigration, entrée en vigueur en juin 2011, permet à la France de largement se soustraire à ses obligations, tant au regard des règles européennes en matière de liberté de circulation que du droit international relatif aux droits humains. Le document affirme aussi que de nombreux éléments démontrent que la France vise illégalement les Roms dans ses opérations d’évacuation de camps et d’éloignement.
Au cours de l’année écoulée, des milliers de Roms roumains et bulgares ont reçu l’ordre de quitter la France dans le cadre de procédures qui violent leurs droits, explique Human Rights Watch. Ces notifications sont souvent délivrées à grande échelle dans les jours précédant les évacuations des campements informels, ou au moment même des évacuations, sans que la situation individuelle des personnes présentes ne soit suffisamment examinée.
Les personnes qui reçoivent de telles "Obligations de quitter le territoire français" (OQTF) doivent soit interjeter appel, soit quitter le pays dans les trente jours, sous peine d’être mises en détention et reconduites de force à la frontière. Les tribunaux ont adopté des approches variées et non-concertées face aux recours formés contre ces décisions portant OQTF. À Lyon, par exemple, entre octobre 2010 et avril 2011, une chambre du tribunal administratif a annulé douze OQTF au motif de l’absence d’évaluation individualisée, tandis qu’une autre chambre rejetait onze recours formés à l’encontre de décisions identiques.
Des interventions policières répétées dans des campements informels sont régulièrement signalées, au cours desquelles la police interroge les personnes présentes sur la durée de leur séjour en France et sur leurs sources de revenus. Les policiers ont imposé aux habitants du campement, dont beaucoup ne lisent pas le français, de signer des documents sans leur en expliquer le contenu et sans leur en laisser une copie.
Depuis la mi-septembre, des centaines de Roms ont été délogés de campements informels à Lyon dans le cadre d’une série d’évacuations. La plupart du temps, aucune alternative d’hébergement ne leur a été proposée. En une occasion, il semble que la police a, dit à un groupe de 80 à 100 Roms, dont de nombreux enfants, qui avaient cherché un nouvel abri pendant les deux jours et les deux nuits après leur évacuation, de se rendre dans un autre campement informel. Des évacuations de campements ont eu lieu dans d’autres régions de France, notamment à Marseille et Paris. Fin août, dans la ville de Saint-Denis, près de Paris, la police a évacué quelque 150 Roms roumains et bulgares et les a escortés par tramway jusqu’à une gare RER (gare de banlieue).
"La Commission européenne a donné un satisfecit à la France, mais la situation des Roms n’a fait qu’empirer dans ce pays", a déclaré Judith Sunderland, "Il faut absolument que la Commission réexamine scrupuleusement ces pratiques abusives, qui enfreignent le droit européen et le droit relatif aux droits humains."
Certains Roms quittent la France dans le cadre du programme "d’aide au retour volontaire", sous l’égide de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, en vertu duquel les adultes reçoivent 300 euros et les enfants 100 euros pour repartir en Roumanie ou en Bulgarie. Nombre d’entre eux n’ont eu recours à cette aide qu’après avoir reçu l’ordre de quitter le pays ; des militants pour la défense des droits des Roms indiquent également que certains Roms se rendent en France dans le but précis de percevoir cette aide. Environ 150 Roms de la région lyonnaise ont été expulsés le 20 septembre, par vol charter.
D’après les chiffres officiels , 4 714 Roumains et Bulgares ont été expulsés de France au cours du premier trimestre de l’année 2011. À peine plus de 9 500 avaient été expulsés pour toute l’année 2010. Les organisations de défense des droits des Roms soulignent que le nombre estimé de Roms originaires d’Europe orientale et séjournant en France est resté stable, aux alentours de 15 000, depuis plusieurs années.
La loi de juin relative à l’immigration cible les Roms pour les expulser aux motifs, notamment, de courts séjours répétés en France, de mendicité et d’occupation de terrains. Lorsque les mesures ont été proposées pour la première fois, en août 2010, des ministres éminents du Gouvernement ont expressément fait référence aux Roumains et aux Bulgares ainsi qu’aux campements de Roms. Claude Guéant, l’actuel ministre de l’Intérieur, annonçait à la mi-septembre qu’un magistrat de liaison venant de Roumanie commencerait incessamment à travailler à Paris pour faciliter le rapatriement des enfants roumains présumés délinquants, même si l’assise juridique de tels retours demeure floue.
La loi permet aux autorités d’éloigner des ressortissants européens pour "abus de droits" s’ils multiplient les séjours de courte durée ou se trouvent en France “dans le but essentiel ” de bénéficier du système d’assistance sociale. Ceci va à l’encontre du droit européen qui permet aux ressortissants des pays membres de demeurer, sans condition, jusqu’à trois mois, dans tout pays de l’Union européenne. Pour les séjours d’une durée supérieure à trois mois, les personnes concernées doivent être salariées ou avoir créé leur propre emploi, ou disposer de ressources suffisantes pour subvenir à leurs besoins sans devenir une charge pour le système d’assistance sociale du pays d’accueil.
Dans différentes régions, les pouvoirs publics ont depuis longtemps pour habitude d’expulser des Roms sur la simple hypothèse qu’ils pourraient un jour percevoir une aide sociale. Depuis juin, des Roms ont été contraints de quitter la France pour la simple raison qu’ils y étaient déjà venus auparavant, même si leur séjour du moment datait de moins de trois mois.
"Ces pratiques violent l’esprit et la lettre des règlements européennes sur la liberté de circulation", a expliqué Judith Sunderland. "Et il faut se demander ce qu’il se passerait si des Allemands ou des Suédois, par exemple, devaient être expulsés à l’occasion d’une deuxième visite en France."
La nouvelle loi exige des autorités qu’elles évaluent la situation de l’intéressé, en prenant en considération son âge, son état de santé, sa situation économique et familiale, ainsi que son intégration en France, avant de délivrer une obligation de quitter le pays ou un arrêté de reconduite forcée pour des motifs de sécurité publique.
Toutefois cette importante garantie n’englobe pas tous les critères nécessaires, comme l’incidence d’un éloignement sur la situation économique, personnelle et familiale de l’intéressé et les difficultés auxquelles le conjoint/partenaire et les enfants risquent d’être confrontés dans le pays d’origine, rappelle Human Rights Watch.
L’absence de toute véritable évaluation individualisée est préoccupante. En outre, la nouvelle loi permet aux autorités de reconduire de force aux frontières, sans qu’il soit explicitement exigé de procéder à une évaluation personnalisée, les étrangers considérés comme représentant une menace à l’ordre public au motif qu’ils pourraient éventuellement être poursuivis pour mendicité ou occupation abusive d’un terrain, par exemple.
"Cette loi était censée apporter une meilleure protection contre les expulsions injustes, mais elle pourrait bien les banaliser plus encore, au lieu de les raréfier", a expliqué Judith Sunderland. "Des garanties faibles et ponctuelles, des mesures ciblant spécifiquement les Roms – l’amélioration est difficilement perceptible."
En dépit des graves lacunes de la législation et des preuves d’une discrimination continuelle à l’encontre des Roms, la Commission européenne a publié le 25 août une déclaration faisant état de sa satisfaction au regard des mesures prises par la France.
Il y a un an, à la suite d’une campagne largement médiatisée de démantèlement des campements roms informels et d’expulsion des Roms provenant de Roumanie et de Bulgarie, Viviane Reding, la Commissaire européenne chargée de la Justice et des droits fondamentaux, avait menacé de déclencher une procédure d’infraction contre la France.
À l’époque, Viviane Reding avait vivement réagi à une circulaire interne du ministre de l’Intérieur, datée du 5 août, que la presse avait publiée à l’occasion d’une fuite, en septembre 2010. Cette circulaire ordonnait aux préfets d’adopter "une démarche systématique de démantèlement des camps illicites, en priorité ceux de Roms" et d’associer ces mesures à la "reconduite immédiate des étrangers en situation irrégulière". Confrontée aux critiques, la France avait adopté une nouvelle circulaire qui ne mentionnait plus les Roms. Dans une décision d’avril 2011, le Conseil d’État français statuait que la circulaire d’août 2010 contenait des dispositions illégales et discriminatoires à l’encontre des Roms.


France: One Year On, New Abuses against Roma
European Commission Should Scrutinize French Expulsion Policy
September 28, 2011
(Paris) – French authorities are carrying out mass evictions and expulsions of Eastern European Roma in France, Human Rights Watch said today as it made public a briefing paper it sent to the European Commission in July.
The European Commission warned France a year ago to address its abusive policies or face possible sanctions in the EU Court of Justice. Despite the lack of real reform, the commission said in late August 2011, that it was satisfied with France’s response.
"The French expression, 'The more things change, the more they stay the same', couldn’t be more apt," said Judith Sunderland, senior Western Europe researcher at Human Rights Watch. "One year and a new immigration law later, Roma in France are still vulnerable to serial evictions, unfair expulsions, and discrimination."
Human Rights Watch’s 19-page briefing paper details the way in which a new immigration law, enacted in June 2011, falls well short of complying with France’s obligations under EU freedom of movement rules and international human rights law. The paper also argues that there is ample evidence that France is unlawfully targeting Roma for camp evictions and expulsions.
Over the past year, thousands of Romanian and Bulgarian Roma have been ordered to leave France under procedures that violate their rights, Human Rights Watch said. The orders are frequently issued on a large scale in the days leading up to or during evictions from informal camps, without sufficient examination of the individual circumstances of the people there.
Those who receive such an order (in French an Obligation de quitter le territoire français, OQTF) must either appeal or leave the country within 30 days. If not, they are subject to detention and forcible removal. The courts have taken an inconsistent approach to appeals against the orders. In Lyon, for example, between October 2010 and April 2011, one chamber of the administrative court annulled 12 OQTF orders because there had been no individual assessment, while another chamber rejected 11 appeals against identical orders.
There are consistent reports of repetitive police visits to informal settlements, during which the police question all those present about the length of their stay in France and their livelihood. The police required camp residents, many of whom do not read French, to sign pieces of paper without telling them what they said, and without leaving them a copy.
Since mid-September, hundreds of Roma have been dislodged from informal settlements in Lyon in a concentrated wave of evictions. In the vast majority of cases, no alternative housing was offered. In one case, the police allegedly told a group of 80 to 100 Roma, including many children, who had been seeking new shelter for two days and nights following an eviction, to go to another informal camp. Camp expulsions have been carried out in other parts of France, including Marseilles and Paris. In late August, in the city of Saint-Denis, outside Paris, police evicted some 150 Romanian and Bulgarian Roma and escorted them by tram to a commuter railway station.
"The European Commission gave France the all-clear, but the situation for Roma in France has only grown worse," Sunderland said, "It’s vital for the commission to renew its scrutiny of these abusive practices, which breach EU and human rights law."
Some Roma leave France under the French Office for Immigration and Integration’s "voluntary assisted returns" program, under which adults receive 300 euros and children 100 euros to return to Romania or Bulgaria. Many do so only after receiving an order to leave the country, while there are reports from Roma rights activists that some Roma travel to France with the express purpose of receiving this aid. A chartered flight returned about 150 Roma from the Lyon area on September 20.
According to government figures, 4,714 Romanians and Bulgarians were expelled from France in the first three months of the year. Just over 9,500 were expelled in all of 2010. Roma rights organizations point out that the estimated number of Eastern European Roma in France has remained stable, at around 15,000, for several years.
The June immigration law targets Roma for expulsion, including for repeating short-term stays in France, begging and land occupation. High-ranking government ministers cited Romanian and Bulgarian citizens in particular, and Roma camps, when the measures were first proposed in August 2010. Claude Guéant, the current interior minister, announced in mid-September that a liaison officer from Romania would soon begin work in Paris to facilitate repatriation of Romanian children accused of a crime, though the legal basis for such returns remained unclear.
The law allows authorities to expel EU citizens for "abuse of rights" if they have been in France on repeat short-term stays or are in France "for the fundamental purpose" of benefiting from the social assistance system. This flies in the face of EU law, which allows citizens of member countries to stay in any EU country for up to three months without conditions. For long-term stays, people must be employed or self-employed, or have sufficient means to support themselves without becoming a burden on the host country’s welfare system.
Authorities around the country have long made it a practice to expel Roma on a mere presumption they might one day receive social benefits. Since June, Roma have been ordered to leave France for the simple reason they had been in France before, even though their current stay was under three months.
"These practices violate the law and the spirit of Europe’s rules of freedom of movement", Sunderland said. "And you have to wonder whether it would be the same if Germans or Swedes for example were to be thrown out for visiting twice too."
The new law requires authorities to conduct an individual assessment, taking into account the person’s age, health, economic, and family situation, as well as integration in France, before issuing an order to leave the country or ordering a forced removal on public security grounds.
But this important safeguard doesn’t include all of the necessary criteria, such as the impact of an expulsion on the economic, personal, and family life of the individual, and the hardships the spouse or partner and children risk in the country of origin, Human Rights Watch said.
There are concerns about lack of any genuine individual assessment. And the new law allows authorities to remove foreigners deemed to pose a threat to public order forcibly because they could possibly be prosecuted for begging and abusive occupation of land, for example, without explicitly requiring any individual assessment.
"This law was supposed to provide greater protection against unfair expulsions, but it may well make them more, rather than less, common", Sunderland said. "Weak and spotty safeguards, measures targeting Roma – this is hardly an improvement."
Despite deep flaws in the legislation and evidence of ongoing discrimination against Roma, the European Commission nonetheless issued a statement on August 25, indicating it was satisfied with the steps France has taken.
The European commissioner for fundamental rights, Viviane Reding, had threatened to take legal action against France a year ago, in the wake of a highly-publicized campaign to dismantle informal Roma settlements and expel Roma from Romania and Bulgaria.
At the time, Reding reacted forcefully to an administrative circular from the Interior Ministry, dated August 5, and leaked to the press in early September 2010, that ordered prefects to take "systematic action to dismantle illegal camps, priority given to those of Roma" and associated these measures with the "immediate expulsion of irregular foreigners." In the wake of criticism, France adopted a new circular in September that removed the reference to Roma. In April 2011, the French Council of State ruled that the August 2010 circular had unlawfully discriminated against Roma.

HRW Human Rights Watch
http://www.hrw.org/home

Food poisoning

French President Nicolas Sarkozy's DJ son flown home in health scare
By Peter Allen
Last updated at 12:56 AM on 26th January 2012

The DJ son of French president Nicolas Sarkozy was flown home from Ukraine in an official plane yesterday after being treated in hospital.
Pierre Sarkozy, 26, complained about something he had swallowed shortly before he was due to perform at a nightclub in the southern port city of Odessa.
"It seems to have been food poisoning", a local police source said.
French diplomatic officials would not give further details, but said that Pierre, a well-known playboy who raps under the stage name DJ Mosey, had been 'evacuated' in a French plane following hospital treatment.
'The visit to Ukraine was a private one', said one diplomatic source.
Pierre was said to have been accompanied by Ukrainian security staff throughout his time in the country, although he is not thought to have French bodyguards.

Mail Online
http://www.dailymail.co.uk/news/article-2091848/French-President-Sarkozys-son-health-scare.html

In the bathtub



David E. Scherman. Lee Miller in Hitler's bath (Lee Miller dans la baignoire d'Hitler), Hitler's Apartment, Munich, Germany 1945 © Lee Miller Archives, England. All rights reserved

Affreschi


Fellini Roma, Federico Fellini, 1972

2012-01-25

Song of the Titanic


Mandy Patinkin, Song of the Titanic
Mamaloshen, Nonesuch, 1998

Les Adieux Dun Sex Symbol



On m'appelait baby-doll
J'ai été votre idole
Mais, je n'ai plus l'âge de mon image
Il faudrait que j'm'envole
Avec un prince du pétrole
J'ai déjà l'âge de tourner la page
Un jour, je dirais bye bye
A tout ce show-business
A tout ce strass
A tout ce stress
Bye bye ma jeunesse
Venez voir mourir
Le dernier sex symbol
Venez tous applaudir
A la fin d'une idole
J'ai passé ma vie
A ne rien faire de ce qu'on m'a dit
J'ai passé ma vie
A écouter mes rêves, mes envies
Oh, oui ...
Quand je sors dans la rue sans maquillage
Personne ne s'arrête sur mon passage
Même ceux qui rêvent de moi la nuit
Dans leur lit
Vous ne voyez que la surface de ce monde
En technicolor
Vous qui rêvez d'être à ma place
Venez voir l'envers du décor
Moi, ma drogue c'est l'alcoll
Je suis de la vieille école
Quand je fume du hash
Ca me donne pas de flash
J'ai peur de devenir folle
Toutes les nuits, je rêve qu'on me viole
Moi, qui suis sage comme une image
Comme une image divine
Qu'on adore et qu'on adule
Une image de magazine
Sur qui on éjacule
Seule sur mon acropole
Je sens que j'dégringole
Je sens que j'dégringole
Ce n'était qu'une feu de paille
Que tout ce show businnes
Dessous les strass
Y avait le stress
Y avait ma jeunesse
Venez voir mourir
Le dernier sex symbol
Venez voir venir
A la fin d'une idole
J'ai râté ma vie
Je ne veux pas râté ma sortie.
J'ai râté ma vie
Je ne veux pas râté ma goodbye party
Goodbye, goodbye party
Devans les caméras du monde entier
Je descenderais le grand escalier
Qui mène au fond de ma piscine dorée
Laissez moi
Laissez moi partir
Laissez moi
Laissez moi mourir
Avant de vieillir
Vous qui m'avez volé ma vie
Venez vous arracher ma mort
Laissez moi
Laissez moi partir
Laissez moi
Laissez moi mourir
Avant de vieillir
Vous qui m'avez déjà tout pris
Venez vous partager mon corps
Je vous aime et je vous embrasse
Je n'ai été qu'un météore
Voulez voir la mort en face
Elle s'habille en technicolor

Diane Dufresne, Les Adieux Dun Sex Symbol
Starmania - Paroles de Luc Plamondon - Musique de Michel Berger

2012-01-23

Tiles




Gay Sex in the 70s, directed by Joseph Lovett, interviews with Larry Kramer, Tom Bianchi, Barton Lidice Beneš, Rodger McFarlane... 2005

2012-01-22

Jusqu'au bout du monde


wasbella102.tumblr.com

teaching literacy



Gown by Zoe Bradley (oragami paper)
teachingliteracy.tumblr.com

Rose, why are you being so selfish?



19/01/2012 à 00:34
Liliane Bettencourt reste sous la tutelle de sa fille et de ses deux petits-fils

Liliane Bettencourt, 89 ans, qui demandait un assouplissement de son régime de protection judiciaire, va rester sous la tutelle de sa fille Françoise et de ses deux petits-fils, a décidé mercredi la cour d'appel de Versailles.
La cour d'appel a donné un franc satisfecit à la juge des tutelles de Courbevoie (Hauts-de-Seine) Stéphanie Kass-Danno, qui avait décidé la mise sous tutelle de la milliardaire, selon l'arrêt consulté par l'AFP.
Le 17 octobre 2011, la magistrate avait désigné la fille de la milliardaire Françoise Bettencourt-Meyers et ses deux fils Nicolas et Jean-Victor pour veiller sur son patrimoine. Jean-Victor avait également été chargé d'assister sa grand-mère dans sa vie quotidienne.
"Compte tenu de la gravité des altérations, médicalement constatées, des facultés mentales et de la santé physique de Mme Bettencourt, le premier juge a légitimement estimé (...) que cette personne devait être représentée de manière continue", a affirmé la cour.
De plus, la cour relève "de réelles manifestations d'affection de la part de la mère pour sa fille" et "un indéniable apaisement constaté sans ambiguïté par des personnes très proches de la milliardaire".
"Cette décision consolide la protection dont bénéficie désormais Liliane Bettencourt, et les responsabilités confiées à sa famille dans un climat d'harmonie retrouvée", se sont félicités Françoise Bettencourt-Meyers et ses deux fils dans un communiqué.
Concernant L'Oréal, les trois tuteurs "tiennent à rappeler que la holding familiale Téthys continuera à exercer seule les droits de vote de la famille" et redisent "l'attachement profond de toute la famille à L'Oréal et leur souhait intact de continuer à en accompagner le développement".
L'avocat de Liliane Bettencourt, Me Jean-René Farthouat, n'a souhaité faire "aucun commentaire".
Par ailleurs, la cour d'appel a débouté l'ancien protecteur de la milliardaire Pascal Wilhelm, qui avait été révoqué mi-octobre par la magistrate. Ce dernier demandait à ce que les motivations de sa révocation soient infirmées.

"démence mixte"
L'avocat de la milliardaire avait fait appel de cette mise sous tutelle et réclamait son placement sous curatelle renforcée, un régime de protection moins contraignant.
Liliane Bettencourt semblait, par la voix de ses conseils, s'accrocher à cette perspective, après avoir vainement tenté en novembre de faire suspendre l'exécution provisoire de son placement sous tutelle.
La fille du fondateur de L'Oréal souhaitait que son petit-fils Jean-Victor Meyers, 25 ans, soit son curateur et que la gestion de son patrimoine soit confiée à des tiers, au détriment de sa fille Françoise.
Pour l'avocate des trois tuteurs, Me Béatrice Weiss-Gout, la curatelle n'était pas une mesure de protection "adaptée", car "insuffisante" au regard de l'état de santé de Liliane Bettencourt.
Dans leur rapport le plus récent, plusieurs médecins avançaient le diagnostic d'une "démence mixte" et d'"une maladie d'Alzheimer à un stade modérément sévère", avec "un processus dégénératif cérébral lent".
Les conclusions inquiétantes de ce rapport avaient motivé l'ouverture fin septembre d'une information judiciaire pour abus de faiblesse entre septembre 2006 et septembre 2011 par le parquet de Bordeaux.
Dans cette enquête, François-Marie Banier, son compagnon Martin d'Orgeval et l'ancien gestionnaire de fortune de la milliardaire Patrice de Maistre ont été mis en examen mi-décembre, notamment pour "abus de faiblesse".

http://actu.orange.fr/une/liliane-bettencourt-reste-sous-la-tutelle-de-sa-fille-et-de-ses-deux-petits-fils-afp_437028.html
***

January 18, 2012 7:12 pm
Bettencourt loses court battle
By Scheherazade Daneshkhu in Paris

Liliane Bettencourt, the 89-year L’Oréal heiress who is France’s richest woman, has lost an appeal to retain control of her €15bn fortune after a French court upheld a decision that she be placed under the protection of her family.
The appeals court in Versailles on Wednesday refused to overturn October’s ruling by a family court judge that Ms Bettencourt be placed under the guardianship of her daughter and grandsons for her physical and financial well-being.
The family court judge had declared that Ms Bettencourt was not mentally fit to run her own affairs after a medical report found she suffered from “modestly severe” Alzheimer’s and “mixed dementia”.
The decision is the latest twist in a long-running feud between mother and her only child, Françoise Bettencourt Meyers. An attempt by Ms Bettencourt in November to have her oldest and favourite grandson – Jean-Victor Meyers – named sole guardian also failed.
Ms Bettencourt Meyers said in a statement on Wednesday that: “This decision reaffirms the protection from which Liliane Bettencourt already benefits and the responsibilities placed on the family in a climate of new-found harmony. The family is happy that Liliane Bettencourt is no longer under pressure from demands to which she has too long been subjected.”
Ms Bettencourt Meyers resorted to the courts in 2007 on concerns that her mother’s entourage was taking financial advantage of her – in particular François-Marie Banier, a photographer friend on whom Ms Bettencourt lavished €1bn of gifts.
The case mushroomed into a political scandal after secret tapes suggested brown envelope payments to politicians.
The family is the largest shareholder in L’Oréal, with a 31 per cent stake, just ahead of Nestlé, the Swiss food manufacturer, which has a 30 per cent holding in the cosmetics group.
Ms Bettencourt will no longer sit on the board but it is not yet clear who will replace her. In Wednesday’s communiqué, Ms Bettencourt Meyers said the family holding company, known as Téthys, would continue to exercise the family’s voting rights.
She added that she and her sons, “reiterate the profound attachment of the whole family for L’Oréal and their wish to continue accompanying its development in the future”.

http://www.ft.com/intl/cms/s/0/5cd0ad28-41fb-11e1-a1bf-00144feab49a.html#axzz1kBx2Hspu


Rose, why are you being so selfish?
Rose, pourquoi es-tu si égoïste ?
Titanic, James Cameron, 1997

Seven Dwarfs


Blanche Neige (Snow White), Ballet Preljocaj, Chorégraphie Angelin Preljocaj, Musique Gustave Mahler, Costumes Jean Paul Gaultier, 2008

2012-01-21

Hard Times Come Again No More



Let us pause in life's pleasures and count its many tears,
While we all sup sorrow with the poor;
There's a song that will linger forever in our ears;
Oh hard times come again no more.
*
Tis the song, the sigh of the weary,
Hard Times, hard times, come again no more
Many days you have lingered around my cabin door;
Oh hard times come again no more.

While we seek mirth and beauty and music light and gay,
There are frail forms fainting at the door;
Though their voices are silent, their pleading looks will say
Oh hard times come again no more.
*

There's a pale drooping maiden who toils her life away,
With a worn heart whose better days are o'er:
Though her voice would be merry, 'tis sighing all the day,
Oh hard times come again no more.
*

Tis a sigh that is wafted across the troubled wave,
Tis a wail that is heard upon the shore
Tis a dirge that is murmured around the lowly grave
Oh hard times come again no more.
*

Hard Times Come Again No More, Stephen Foster, 1854
Kate & Anna McGarrigle, Rufus Wainwright, Emmylou Harris, Mary Black, Karen Matheson, Rod Paterson, Transatlantic sessions.

Mr Fork & Mrs Spoon

Keep on rolling



I have a feeling for the heart of things
My eyes are open to the view it brings
And they're telling me
And they're showing me
Life is hard
Oh so hard
I'm taking chances, no regrets and holding on
Because I know what to do
I've got to keep on pushing through

Got to keep on rolling
Keep on rolling

We place so much upon such silly things
We put our hopes and dreams in golden rings
And I don't believe
In the mystery of destiny
I don't believe
And everybody wants to know how it feels inside
But I know what to do
We've got to keep on pushing through

So we keep on rolling
Keep on rolling
We keep on rolling
Everybody wants to know how to keep on rolling
Keep on rolling

Everybody wants to know how to keep on rolling
How to keep on rolling
How to keep on rolling
Everybody wants to know how to keep on rolling
How to keep on rolling
Keep on rolling
Keep on rolling
Keep on rolling

Jimmy Somerville, Sally Herbert

Duane




Homage to Cavafy by Duane Michals
Homage to Cavafy by Duane Michals
Jack Woody, New York City. Photograph by Duane Michals
lalettredelaphotographie.com

The Divorce cake


DES MESURES POUR FAIRE BAISSER LE NOMBRE DE DIVORCES
UN «KIT» POUR LES FUTURS ÉPOUX
Mariage consciencieux, mariage heureux.
Soucieuse de la hausse continuelle du divorce en France, soit un mariage sur deux, la secrétaire d’Etat chargée de la famille, Claude Greff, a présenté hier ses directives destinées à mieux préparer les Français à leur union civile. L’idée, pour les 500 000 hommes et femmes qui se disent «oui» chaque année, est d’être «mieux éclairés sur le contenu juridique du mariage», a expliqué la ministre. A cet effet, un «kit de préparation» doit être bientôt élaboré. Composé d’un «référentiel de formation» destiné aux personnels des communes, il contiendra également le récapitulatif des droits et devoirs des époux que ces derniers pourront retirer en mairie. Un mari qui doit être solidaire de sa belle-famille dans le besoin, un chef d’entreprise ignorant qu’il doit partager la valeur de sa société avec son épouse en cas de divorce, une épouse étonnée de ne pas voir le partage des tâches ménagères figurer dans le contrat de mariage... nombreux sont les futurs époux qui ignorent les subtilités de leur prochaine union civile.
Avant de se dire «oui», les époux doivent être mieux informés de leurs droits et devoirs.
Le coût humain et financier du divorce A l’origine du renforcement de «l’institution fragile» qu’est devenu le mariage, Claude Greff pointe le coût humain et financier de la séparation. En plus du traumatisme affectif, le divorce implique la recherche d’un nouvel appartement, de nouveaux meubles pour accueillir les enfants dans deux foyers différents, entre autres bouleversements ...
Autant de dépenses qui favorisent la précarisation du foyer en même temps que l’éclatement familial. Un tiers des familles monoparentales, qui représentent un foyer sur cinq en France, vivent aujourd’hui en dessous du seuil de pauvreté, a rappelé la ministre.

LE DIVORCE À LA LOUPE
1 mariage sur 2 concerné : 134 000 divorces ont été prononcés en 2010, contre 251 000 mariages enregistrés, soit plus de la moitié.
Une 5e année délicate : La cinquième année de mariage est la plus propice au divorce, avec, en moyenne, 26,2 séparations pour 1 000 couples unis.
Séparations à l’amiable majoritaires : 55 % des divorces sont aujourd’hui le fruit du consentement mutuel des deux parties souhaitant se séparer.
Source : Insee
www.directmatin.net - France - N° 104 Vendredi 20 janvier 2012




"Dans un cours pour médecins étrangers, à Moscou, Lebedeva a fourni quelques chiffres concernant la durée des liaisons sexuelles. Elle s’appuie sur les mariages enregistrés, qui sont pratiquement des liaisons sexuelles durables. De ces liaisons enregistrées, 19% duraient moins d‘un an, 37% de un à quatre ans, 26% de quatre à dix ans, 12% de dix à dix-neuf ans, 6% plus de dix-neuf ans.
Ces chiffres montrent que la durée moyenne d’une liaison à base sexuelle est de quatre ans. Comment la réforme sexuelle des conservateurs veut-elle mettre fin à cet état de choses ?"
***
"In a course for physicians, Lebedeva, in Moscow, gave some interesting figures with regard to the duration of sexual relationships. These were based on the registered marriages which are, for all practical purposes, pure permanent sexual relationships. Of these registered relationships 19% lasted up to one year; 37% three to four years; 26% four to nine years; 12% ten to nineteen years.
These figures show that four years is the average length for the sexual basis of a relationship. How is conservative sex reform going to deal with this fact?"

Wilhelm Reich, The sexual revolution - La révolution sexuelle, 1945
La révolution sexuelle. I, Le fiasco du moralisme sexuel. VII, Le mariage coercitif et les liaisons sexuelles durables. 2, Le problème du mariage. b) La fonction sociale du mariage
The sexual revolution. I, The fiasco of compulsory sexual morality. VII, Compulsory marriage and the enduring sexual relationship. 2, The problem of marriage. b) The social function of marriage

Loggie


Loggie di Rafaele nel Vaticano / Raffaello Sanzio d'Urbino, Giovanni Ottoviani, Roma, 1772.

2012-01-19

Diego Amador

Fandango


Antonio Soler (1729-1783)
Fandango for Harpsichord
Maggie Cole Harpsichord/Cembalo/Clavecin/Csembaló

Furey ne passait pas à la radio



... Mais à l’époque on n’avait pas de magnétoscope, je n’achetais pas de disques, et Furey ne passait pas à la radio. Je l’ai oublié, jusqu’à ce que je retrouve en 82, dans une petite boutique de disques d’import du Cours de la Marne à Bordeaux, ses premiers 33T : Lewis Furey et Humours of. Achetés illico, suivis de celui du concert avec Carole Laure à la Porte Saint-Martin qui est à ce jour probablement, le disque que j’ai le plus écouté toutes catégories confondues....

Le secret le mieux gardé de l’histoire du rock
LEWIS FUREY, SELECTED SONGS
mardi 17 janvier 2012, par JB
http://cafcom.free.fr/spip.php?article315

Chojnacka



Elisabeth Chojnacka
http://www.clavecin2000.com/home.htm

Drago


Drago, Richard Galliano Tango,
Métro Station Hôtel-de-Ville, connexion Ligne 1 / Ligne 11,
ultralivingzone, 28 nov. 2011,
http://www.youtube.com/watch?v=NzLIAznDbyo

Creación



The Universe of Keith Haring / Keith Haring, le petit prince de la rue, Dir. Christina Clausen, Arthouse Films, 2008

Liberté Egalité Fraternité


Les élèves sont la reproduction de ce que nous sommes, nous les adultes.
...
L’exclusion, qu’est-ce que c’est ? L’exclusion, ce n’est pas ne pas aller à l’opéra. Ce n’est pas grave de ne pas aller à l’opéra. Ce qui est grave, et c’est ça l’exclusion, c’est de penser que ce n’est pas pour vous.
Donc l’idée, c’est de sortir les élèves de cette bulle qu’ils se sont créée autour d’eux, qui est extrêmement rétrécie, un champ d’investigation qui ne dépasse pas le centre commercial de la cité, et de les amener vers ce qu’il ne connaissent pas, c’est extrêmement important si l’on veut que ces jeunes puissent vivre, j’allais dire : normalement, en toute indépendance d’esprit, de liberté de conscience.


Ten Months at School and at the Opera : a civic approach
Diez meses de escuela y de ópera – « proyecto de la Ópera de París que busca la transformación social a través del arte » -
Danièle Fouache
LÓVA 11: un encuentro abierto sobre educación, creatividad e innovación http://www.emozioak.net/articuloDetalle.php?formacion=428&id=1&lang=es

2012-01-18

Biblios




Guy Laramée, www.guylaramee.com
http://www.buzzfeed.com/expresident/old-books-carved-into-landscapes?ref=nf