2011-06-18

Cas 40

Case 40
N: How many members of your council are sitting in front of you?
S: Five.
N: How are they dressed?
S: They all have white robes.
N: I want you to look carefully — do you see any of these wise beings wearing anything on their robes? If you don't see anything, fine, don't worry about it, I'm just curious.
S: (pause) Well, the one in the center has something around his neck.
N: Please describe what you see.
S: I don't know. It's on a chain.
N: What is on a chain?
S: Something round, a metal disk.
N: (I always ask this question) Is it close to the size of a grapefruit, orange, or walnut?
S: (the usual response) An orange.
N: What color is this ornament?
S: Gold.
N: What do you think this gold medallion means?
S: (the normal response) Oh, probably some sort of badge of office, or maybe his particular area of expertise.
N: Really. Do you think it is necessary for council members to wear emblems to signify to each other what their position is, or any particular talent they may have?
S: (confused) Well ... I don't know ... I mean, how could I know?
N: Let's not give up on this so easily. We might learn something together.
S: (No answer)
N: Describe what you see on the gold medallion.
S: (the usual response) I can't see it very well.
N: I want you to move closer so you can see the emblem more clearly.
S: (reluctant) I'm not sure I should.
N: Let's look at this logically. If you were not supposed to see the emblem, your chair person would not allow you to see it. Think about this. Does it make sense that these highly developed beings would openly display adornments on their robes which you are not supposed to see? And why would they need to display them for each other?
S: I suppose you're right, (still reluctant) I guess it would be okay for me to move a little closer.
N: Just so you know, talking to me about this is not a violation of confidentiality. Look at the expression on the face of the the Elder wearing the emblem. He knows what you are thinking. Tell me what you see?
S: A kindly expression . . . helpful to me.
N: Then I am sure he would not want you to miss anything pertaining to this meeting. Move forward and tell me what you see on the metal disk.
S: (now more confident) I can't make out the writing around the side, it looks like filigreed lace, but on the raised part of the disk in the center I see a big cat with its mouth open.
N: Give me more details about the cat. Is it a house cat?
S: (more forcefully) No, it's a profile of a mountain lion with a fierce face and large teeth.
N: Anything else?
S: (with recognition) Oh, there is a hand holding a dagger under the lion's neck , (long pause) Ah ... yes . . .
N: You know now what this is all about, don't you?
S: (quietly) Yes, I think I do. It is from my Indian life.
N: We haven't talked about that life. Tell me when and where this life took place and how the big cat fits in.
This client, whose spirit name is Wan, proceeded to explain that in 1740 she was a young Indian woman in North America. She was out in the forest one day digging roots with her two children. The men of her village were off hunting. Suddenly, she saw a big cat jump out of a tree and move toward the children. Wan dropped her basket and ran directly at the cat. She said, "There was only time to pull out my stone knife - then he was on top of me. Just before the lion killed me I was able to thrust up deep into his neck . Later the men found me and the lion dead, but the children were safe." When I asked Wan why she was being shown this emblem of the cat, she said, "To signify I displayed courage here and I must use it more in other lives."


N: Combien y a-t-il d’Anciens en face de vous ?
S: Cinq.
N: Comment sont-ils habillés ?
S: Ils ont tous une robe blanche.
N: Je voudrais que vous regardiez attentivement - ces cinq sages portent-ils autre chose que leur robe ? Si vous ne voyez rien d’autre, ne vous inquiétez pas, c’est juste de la curiosité de ma part.
S: Eh bien, celui du centre a quelque chose autour de son cou.
N: Décrivez ce que vous voyez, s’il vous plaît.
S: Je ne sais pas. C’est sur une chaîne.
N: Qu’est-ce qu’il y a sur la chaîne ?
S: Quelque chose de rond, un disque en métal.
N: (Je pose toujours cette question) C’est plutôt de la taille d’un pamplemousse, d’une orange ou d’une noix ?
S: D’une orange.
N: De quelle couleur est cet objet ?
S: Doré.
N: Pour vous, que signifie ce médaillon doré ?
S: (réponse normale) Oh, c’est probablement une sorte d’insigne de fonction, ou peut-être son domaine de compétence particulier.
N: Vraiment ? Pensez-vous que les membres du Conseil aient besoin de porter des emblèmes pour se signifier quelle position ils occupent, ou quel talent particulier ils pourraient avoir ?
S: (désorienté) Eh bien… je ne sais… je veux dire, comment pourrais-je bien le savoir ?
N: Nous n’allons pas laisser tomber si vite. Nous pourrions apprendre quelque chose ensemble.
S: (aucune réponse)
N: Décrivez ce que vous voyez sur le médaillon.
S: (réponse habituelle) Je ne le vois pas très bien.
N: Je voudrais que vous vous approchiez pour mieux voir.
(hésitante) Je ne sais pas si je peux.
N: Soyons logiques. Si vous n’êtes pas sensée voir cet emblème, votre président ne vous permettrait pas de le voir. Songez-y. Est-il logique ou sensé que ces êtres hautement évolués arborent ouvertement une parure sur leur robe que vous n’êtes pas supposée voir ? Et pourquoi auraient-ils besoin de les afficher ?
S: Je suppose que vous avez raison (toujours réticente) je pense que je devrais pouvoir m’approcher un peu plus.
N: Comme vous le savez, le fait de me parler n’est pas une violation de la confidentialité. Regardez l’expression du visage de l’Ancien qui porte cet emblème.Il sait ce que vous pensez. Dites-moi ce que vous voyez.
S: Une expression affable… de vouloir m’aider.
N: Alors je suis certain qu’il ne veut pas que vous manquiez quoi que ce soit lors de cette réunion. Avancez et dites-moi ce que vous voyez sur le disque de métal.
S : (à présent plus confiante) Je n’arrive pas à déchiffrer l’écriture autour, ça ressemble à un entrelacs en filigrane, mais sur la partie du disque qui est surélevée, au centre, je vois un grand chat avec la gueule ouverte.
N : Donnez-moi plus de détails sur le chat. C’est un chat domestique ?
S : (plus énergiquement) Non, il a le profil d’un puma avec une expression féroce et des grandes dents.
N : Quelque chose d’autre ?
S : Oh, il y a une main qui tient une dague sous le cou du puma (longue pause) Ah…oui…
N : Vous savez de quoi il s’agit, n’est-ce pas ?
S : (calmement) Oui, je pense que je sais. Ca provient d’une autre vie, quand j’étais une indienne.
N : Nous n’avons pas parlé de cette vie-là. Dites-moi quand et où elle a eu lieu et quelle place occupe ce puma.
Cette patiente, dont le nom spirituel est Wan, a commencé par m’expliquer qu’en 1740 elle téait une jeune indienne en Amérique du Nord. Un jour, elle partit dans la forêt chercher des racines avec ses deux enfants. Les hommes de son village, eux, étaient partis chasser. Tout à cou, elle vit un énorme chat sauter d’un arbre et ses diriger vers les petits. Wan laissa tomber son panier et courut directement vers le félin. Elle raconte : "Je n’ai eu que le temps de sortir mon couteau en pierre – il m’avait déjà sauté dessus. Mais juste avant qu’il ne me tue, je l’ai planté profondément dans son cou. Les hommes m’ont retrouvée plus tard, avec cet animal mort, mais les enfants étaient sains et saufs." Lorsque j’ai demandé à Wan pourquoi on lui avait montré cet emblème du chat, elle répondit : "Pour me faire comprendre que j’ai eu du courage à ce moment-là et que je dois l’utiliser encore plus dans les autres vies."

Michael Newton, Journées dans l'au-delà (Destiny of souls), Le jardin des livres, 2008