2009-10-18

Etes-vous prête à renaître ?

N: Etes-vous prête à renaître ?
S: Oui, le moment est venu.
N: Qu’est-ce qui occupe vos pensées ?
S: L’occasion de vivre au XXe siècle. C’est une époque excitante, extrêmement changeante.

S: Tout est confus… je glisse… dans un long tube obscur… la sensation d’une caverne… ténèbres… puis… chaleur !
N: Où vous trouvez-vous maintenant ?
S: J’ai conscience d’être dans le sein de ma mère.
N: Qui êtes-vous ?
S: (gloussant) Je suis dans un bébé – je suis un bébé.


N: Has the time arrived for you to be reborn into your next life ?
S: Yes, it has.
N: What is uppermost into your mind about returning to Earth ?
S: The opportunity to live in the twentieth century. It's an exciting time of many changes.

S: Everything is blurred… I'm sliding down… down into a long, dark tube… a hollow feeling… darkness… then… warmth !
N: Where are you now ?
S: I'm aware of being inside my mother.
N: Who are you ?
S: (chuckles) I'm in a baby – I'm a baby.

Un autre corps pour mon âme : Souvenirs de voyage dans l'au-delà (Journey of souls), Michael Newton, Editions de l'Homme, 1997

Anciens Elders


L’entité située au centre semble détenir la plus grande autorité. Toutes arborent un visage ovale, des pommettes hautes, un crâne chauve et leurs traits sont délicats. Elles me semblent asexuées – ou plutôt un mélange mouvant de traits féminins et masculins. L’atmosphère est formelle, mais pas inamicale. Chacun à son tour me pose gentiment des questions. Les Anciens connaissent toutes mes vies, mais ils ne sont pas aussi directifs qu’on pourrait le croire. Ils veulent savoir ce que je pense afin d’évaluer ma motivation et ma détermination à travailler lorsque j’intégrerai mon nouveau corps.

The middle Elder seems to have the most commanding energy. They all have oval faces, high cheekbones, no hair and smallish features. They seem to me to be sexless – or rather they appear to blend from male to female and back. I feel calm. The atmosphere is formal but not unfriendly. Each in turn asks me questions in a gentle way. The Elders are all-knowing about my entire span of lives but they are not directive as one might think. They want my input to assess my motivations and the strength of my resolve towards working in new body.



Georges Jeanclos (1933-1997)
Un autre corps pour mon âme : Souvenirs de voyage dans l'au-delà (Journey of souls), Michael Newton, Editions de l'Homme, 1997

1007































Severed ways, The North discovery of America, Tony Stone, 2007, severedways.com

J'ai revêtu une multitude d'aspects

J'ai revêtu une multitude d'aspects
Avant d'acquérir ma forme définitive,
Il m'en souvient très clairement.
J'ai été une lance étroite et dorée,
Je crois en ce qui est clair,
J'ai été goutte de pluie dans les airs,
J'ai été la plus profonde des étoiles,
J'ai été mot parmi les lettres,
J'ai été livre dans l'origine,
J'ai été lumière de la lampe,
Pendant une année et demie,
J'ai été un immense pont
Jeté sur trois vingtaines d'abers.
J'ai été chemin, j'ai été aigle,
J'ai été bateau de pêcheur sur la mer,
J'ai été victuaille du festin,
J'ai été goutte de l'averse,
J'ai été une épée dans l'étreinte des mains,
J'ai été bouclier dans la bataille,
J'ai été corde d'une harpe,
Ainsi pendant neuf années.
Dans l'eau, dans l'écume,
J'ai été éponge dans le feu,
J'ai été arbre au bois mystérieux.


I have been been in a multitude of shapes,
Before I assumed a consistent form.
I have been a sword, narrow, variegated,
I will believe when it is apparent.
I have been a tear in the air,
I have been the dullest of stars.
I have been a word among letters,
I have been a book in the origin.
I have been the light of lanterns,
A year and a half.
I have been a continuing bridge,
Over three score abers.
I have been a course,
I have been an eagle.
I have been a coracle in the seas:
I have been compliant in the banquet.
I have been a drop in a shower;
I have been a sword in the grasp of the hand
I have been a shield in battle.
I have been a string in a harp,
Disguised for nine years
In water, in foam.
I have been sponge in the fire,
I have been wood in the covert.

Taliesin

In Jean Markale, Les grands bardes gallois, Ed. Jean Picollec, 1981

Enchevetrement Entanglement


Le noyau de l'âme était en équilibre, la force positive égale en puissance à la force négative, produisant une activité harmonieuse ; la force positive générant, imprégnant, propulsant ; la force négative recevant, nourrissant, retirant. Les étapes de cette action correspondaient aux phases de la pensée : perception, réflexion, opinion.

Certaines âmes furent troublées par leur propre pouvoir et commencèrent à faire des expériences. Elles se mêlèrent à la poussière d'étoiles et aux vents des sphères, les palpant, s'intégrant à eux. Il en résulta un déséquilibre entre la force positive et la force négative, en raison de l'accentuation de l'une ou de l'autre : la force négative était nécessaire pour ressentir les choses ; la force positive pour s'exprimer à travers elles, les diriger et les manœuvrer. Une autre conséquence fut l'affaiblissement du lien entre les deux états de conscience, celui de l'esprit et celui de l'entité. L'entité s'intéressa davantage à ses propres créations qu'à celles de Dieu et en devint plus consciente. Ce fut la "chute de l'esprit" ou la "révolte des anges".
Pour entrer dans une portion de la création et en faire partie, une âme devait assumer un nouvel ou troisième état de conscience, une méthode pour expérimenter cette portion de la création et la traduire dans la substance de base du mental au moyen de pensées. L'homme appelle cet état de conscience son "mental conscient". C'est l'appareil par lequel il fait l'expérience de la terre : le corps physique, les cinq sens, les systèmes glandulaire et nerveux. Dans d'autres mondes, dans d'autres systèmes solaires, les appareils étaient différents. Seules l'étendue et la variété des pensées de l'homme peuvent donner une idée du nombre de ces autres mondes et systèmes et des aspects du mental divin qu'ils représentent.
Lorsqu'une âme prenait conscience d'une portion de la création, elle se séparait provisoirement de sa propre conscience de sa propre individualité et s'éloignait davantage da la conscience de son esprit. Ainsi au lieu d'aider à diriger le flot de la création et d'y contribuer, elle se retrouvait emportée par le courant. Plus elle s'éloignait du rivage, plus elle était assujettie au courant et plus difficile devenait la tâche de revenir au rivage.

Cet enchevêtrement des âmes dans ce que l'homme appelle matière était une probabilité prévue dès le début, mais Dieu ne savait pas quand elle se produirait, avant que les âmes, par leur volonté, ne l'aient provoqué.


The nucleus of a soul was in balance, positive and negative force in equal power, producing harmonious activity : the positive initiating, impregnating, thrusting forward ; the negative recieving, nourishing, ejecting. The steps of this action were the stages of thought : perception, reflection, opinion.

Certain souls became bemused with their own power and began to experiment with it. They mingled with the dust of the stars and the winds of the spheres, feeling them, becoming part of them. One result of this was an unbalancing of the positive-negative force, by accentuating one or the other ; to feel things demanded the negative force ; to express through things, and direct and manage them, required the positive force. An other result was the gradual weakening of the link between the two states of consciousness – that of the spirit and that of the individual. The individual became more concerned with, and aware of, his own creation than God's. This was the fall in spirit or the revolt of the angels.
To move in a portion of creation and become part of it, a soul had to assume a new or third aspect of consciousness - a method of experiencing that portion of creation and translating it into the basic substance of mind by means of thought. Man refers to this aspect of awareness as his "conscious mind". It is the device by which he experiences earth : physical body, five senses, glandular and nervous systems. In other worlds, in other systems, the device differed. Only the range and variation of man's own thoughts can give an idea of the number of these other worlds and systems and the aspects of divine mind which they represent.
When the soul took on the consciousness of a portion of creation it separated itself temporarily from the consciousness of its own individuality and became even further removed from the consciousness of its spirit. Thus, instead of helping to direct the flow of creation and contributing to it, it found itself in the stream, drifting along with it. The farther it went from shore, the more it succumbed to the pull of the current and the more difficult was the task of getting back to land.

This entanglement of souls in what man calls matter was a probability from the beginning, but God did not know when it would happen until the souls, of their own choice, had caused it to happen.



Edgar Cayce (1877-1945), Il est un fleuve (There Is a River), Thomas Sugrue, Editions de Mortagne.
Story of Edgar Cayce There Is a River, Thomas Sugrue, ARE Press, books.google.com

Robert Flynt www.robertflynt.com
Max Ernst (1891-1976), The Eye of Silence (L'Oeil du silence), 1943/44, Washington University Art Gallery, Saint Louis, Missouri
Jean Delville (1867-1953), Les Trésors de Satan (The Treasures of Satan), 1895, Musées Royaux des Beaux-Arts de Belgique, Bruxelles

2009-10-12

Jusqu'au bout du monde


Caspar David Friedrich (1774-1840), En bateau, 1818-1820, Saint-Petersbourg, Musée de l'Ermitage

A Son image

Les âmes furent créées pour devenir des compagnes de Dieu. Le modèle utilisé était celui de Dieu Lui-même : esprit, mental, individualité ; cause action, effet. D'abord il y avait eu l'esprit ; puis l'action qui avait forcé cet esprit à se replier sur lui-même ; ensuite il y avait eu l'individualité résultante de Dieu.
L'âme était composée d'esprit qui était conscient de son identité avec Dieu, du principe actif du mental et de la capacité à expérimenter l'activité du mental indépendamment de Dieu.
Ainsi, une nouvelle entité, issue et dépendante de Dieu mais consciente d'une existence propre, était née. Il fut donné nécessairement à cette nouvelle entité le pouvoir de choisir et de diriger sa destinée, car sans libre arbitre elle serait demeurée une partie de l'individualité de Dieu. Le mental, en tant que force issue de Dieu, correspondait bien sûr à ses pensées, a moins qu'il ne fut orienté autrement. Cette faculté qui consiste à diriger autrement la force du mental est ce que l'homme appelle son libre arbitre. Le registre de ce libre arbitre est l'âme. L'âme est née de la première manifestation du libre arbitre, à travers la force du mental ; la première pensée qui s'en dégagea, son premier écart du droit chemin a donné naissance à l'âme.
...
L'âme devait connaître une série d'expériences, sans limites de temps et d'espace, au cours desquelles la nouvelle entité en viendrait à connaître la création sous tous ses aspects, tel que l'entendrait sa volonté. Ces expériences prendraient fin lorsque le désir de la volonté ne serait plus distinct de la pensée de Dieu, et l'âme retournerait à sa source, comme une compagne longtemps attendue.
Dans cet état, en tant que partie de Dieu, l'âme resterait consciente d'être une entité indépendante, mais serait aussi consciente d'agir selon sa volonté en respectant l'orientation de la force mentale, puisqu'elle accepterait cette orientation vers laquelle cette force est dirigée. Tant que cet état n'aura pas été atteint, l'âme ne saurait être une compagne au sens propre du terme.
Il est paradoxal de croire que l'idée d'un retour vers Dieu équivaut à la perte de l'individualité, puisque Dieu a connaissance de tout ce qui se produit et par conséquent a connaissance de la conscience de chaque entité. Ainsi, le retour de l'âme est le retour de l'image à ce qui l'a imaginée, et la conscience d'une entité – son registre, inscrit dans le mental – ne pourrait être détruite sans détruire une partie de Dieu lui-même. Lorsqu'une âme revient vers Dieu, elle prend conscience qu'elle est non seulement une partie de Dieu, mais aussi une partie de toutes les autres âmes, et du tout.
Ce qui est perdu, c'est l'ego, c'est à dire le désir d'aller à l'encontre de la volonté de Dieu.
...
Le plan établi pour l'âme incluait l'expérience de toute la création, mais ne signifiait pas forcément son identification et sa participation à toutes les formes et substances. Pas plus que l'interférence des âmes dans la création, ni l'élaboration de leurs petits mondes, faussant et déformant les lois pour réaliser leurs rêves.



Souls were created for companionship with God. The pattern used was that of God Himself : spirit, mind, individuality : cause, action, effect. Firts there had been spirit ; then there had been the action which withdrew spirit into himself ; the there hab been the resulting individuality of God.
In building the soul there was spirit, with its knowledge of identity with God ; there was the active principle of mind ; and the was the ability to experience the activity of mind separately from God.
Thus an individual, issuing from and dependent upon God, but aware of an existence apart from Him, came into being. To the new individual there was given, necessarily, the power to chose and direct tis own activity ; without free will it would remain a part of the individuality of God. Mind, issuing as a force from God, would naturally fulfill His thoughts, unless directed otherwise. The power to do this – to direct otherwise the force of mind – is what man calls his free will. The record of this free will is the soul. The soul began with the first expression which free will made of its power, through the force of mind. The first thought which it generated of itself, the first diversion of mind force from its normal path, was the beginning of the soul.
...
The plan for the soul was a cycle of experience, unlimited in scope an duration, in which the new individual would come to know creation in all its aspects, at the discretion of will. The cycle would be completed when the desire of will was no longer different from the thought of God. The consciousness of the new individual would then merge with its spiritual consciousness of identity with God, and the soul would return to its source as the companion it was intended to be.
In this state the soul would retain its consciousness of separate individuality and would be aware that of its own free will it now acted as part of God, not diverting mind force because it was in agreement with the action toward which this force was directed. Until this state was reached the soul would not be a companion in the true sens of the word.
The idea that a return to God means a loss of individuality is paradoxical, since God is aware of everything that happens and must therefore be aware of the consciousness of every individual. Thus the return of the soul is the return of the image to that which imagined it, and the counsciousness of and individual – its record, written in mind – could not be destroyed without destroying part of God Himself. When a soul returns to God it becomes aware of itself not only as a part of God, but as a part of every other soul, and everything.
What is lost is the ego – the desire to do other than the will of God.
...
The plan for the soul included experience of all creation, but it did not necessarily mean identification with and participation with all forms and substance. Nor did it mean interference in creation by souls. It did not mean that they were to spin their own little worlds, twisting and bending laws to make images of their dreams.



Edgar Cayce (1877-1945), Il est un fleuve (There Is a River), Thomas Sugrue, Editions de Mortagne.
Story of Edgar Cayce There Is a River, Thomas Sugrue, ARE Press, books.google.com
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2009-10-10